Marais de Ganshoren: réhabilitation de la zone humide de haute valeur biologique

29/01/2014

Relique des campagnes brabançonnes, le Marais de Ganshoren situé dans la vallée du Molenbeek, à proximité du parc Roi Baudouin, a été classé en 1995 en raison de sa valeur scientifique, esthétique et historique.

Malgré une gestion spécifique ayant déjà permis à une partie du site de retrouver un intérêt écologique, la sécheresse permanente de cette zone marécageuse empêchait la nature de s’y développer.

La réhabilitation du site

Différents travaux de réhabilitation ont donc été entamés dès mars 2011.

Les ruisseaux en amont du marais ont été reconnectés au Molenbeek et deux mares alimentées par le cours d’eau ont été achevées au printemps 2013. Les peupliers, gros consommateurs d’eau et contribuant à l’assèchement du marais, ont dû être enlevés.

L’ensemble de ces mesures ont été définies dans le plan de gestion Natura 2000.

Résultat : le retour à une nature authentique et un paradis pour les libellules

Aujourd’hui, le milieu s’enrichit peu à peu de nouveaux refuges et on observe la réapparition des végétations de zone humide (fleur de coucou ou œillet des prés, populage des marais) qui sont mises à profit par la vie sauvage.

Une faune spécifique à ce type d’habitat s’installe sur le site qui devient, à Bruxelles, une référence pour les libellules (odonates). On en a répertorié 18 espèces dont 13 ont été observées pour la première fois cette année. C’est le cas de l’Aigrion nain, jamais noté  dans la région, ainsi que l’Orthetrumbrun, espèce qui n' avait été répertoriée qu'en 1866.

L’observation de certains oiseaux tels que le chevalier guignette, le culblanc et le martin-pêcheur est également révélatrice de la recolonisation en cours.

 

Date de mise à jour: 20/02/2015