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La pollution au black carbon touche différemment les Bruxellois selon le mode de transport et les rues empruntées

15/09/2017

Bruxelles, le 13 septembre 2017. Sur base des mesures effectuées par 276 volontaires dans le cadre d’ExpAIR, une carte permet aujourd’hui de visualiser les rues les plus touchées par la pollution de l’air en région bruxelloise. Les mesures montrent aussi que les automobilistes sont les plus touchés par la pollution au black carbon selon les données analysées par Bruxelles Environnement.

ExpAIR est une campagne lancée par Bruxelles Environnement en 2013. L’originalité est d’avoir associé, en collaboration avec l’association BRAL, des citoyens à une étude scientifique pour mesurer de la qualité de l’air et sensibiliser à cette problématique.

A l’aide d’un échantillonneur portatif, 276 volontaires sélectionnés ont mesuré le taux de black carbon pendant les jours ouvrables en notant leurs périodes de trajet et moyens de transport choisis. L’analyse des données a été effectuée par Bruxelles Environnement et montre les résultats suivants :

  1. C’est dans les transports que notre exposition au black carbon est la plus importante. En moyenne, elle est 3 fois plus élevée que la pollution de fond ou que le niveau moyen en air intérieur.
  2. Les automobilistes apparaissent les plus exposés au black carbon, avec des niveaux environ 5 fois supérieurs à ceux rencontrés en air intérieur ;
  3. Les usagers des bus, tram et métro, ainsi que les cyclistes, sont exposés à des niveaux de black carbon 3 à 4 fois supérieurs à ceux de l’air intérieur ;
  4. Les piétons et les usagers du train sont les moins exposés.
  5. Les concentrations de black carbon augmentent proportionnellement avec l’intensité du trafic et les concentrations de black carbon sont, en moyenne, 2 à 3 fois plus élevées dans une rue « canyon » que dans une rue ouverte.

La qualité de l’air, un enjeu bruxellois

Pour Céline Fremault, «  des mesures structurelles fortes doivent être prises afin d’améliorer la qualité de l’air qui est un enjeu majeur pour la santé des Bruxellois. C’est à ce titre qu’une zone de basses émissions régionale permanente (LEZ) sera mise en place à Bruxelles à partir du 1er janvier 2018. Outre les mesures structurelles pour l’amélioration de la qualité de l’air, il est également essentiel de travailler sur l’information fournie au public.  A cet égard, la cartographie « black carbon » issue du projet EXp’Air est un outil important pour les citoyens et les pouvoirs publics puisqu’elle prend en compte l’ensemble du territoire bruxellois en matière de pollution de l’air.»


 

Date de mise à jour: 16/11/2017