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Dans cinq ans, la Région de Bruxelles-Capitale aura un air de qualité

03/06/2016

Dans cinq ans, la Région de Bruxelles-Capitale aura un air de qualité. Telle est en tout cas l’ambition du Plan régional air-climat-énergie, que le Gouvernement bruxellois a adopté le 2 juin 2016. Il s’agit du principal outil de lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique. Parmi les (très) nombreuses mesures prévues pour les cinq prochaines année, le plan prévoit de mettre en en place, dès 2018, une zone de basses émissions.

64 mesures et 144 actions

Le Plan air-climat-énergie définit les principales lignes directrices régionales dans ces trois thématiques, qu’il décline en 64 mesures et 144 actions. L’objectif principal? Réduire les émissions régionales de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2025 (par rapport à celles de 1990). Et atteindre le respect des normes européennes de qualité de l’air. 

Pour ce faire, le plan cible les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques (bâtiment, transport, consommation, etc.), encourage la production d’énergie renouvelable, et favorise l’intégration des thématiques de l’air, du climat et de l’énergie dans toutes les politiques bruxelloises.

Bâtiment, secteur porteur

Tout d’abord, dans le secteur du bâtiment, principal émetteur de gaz à effet de serre, la Région entend poursuivre sa politique d’encouragement de la rénovation du bâti, tout en favorisant l’emploi, notamment local, dans la construction durable. Les outils et les mesures d’accompagnement des particuliers et des professionnels, comme la Maison de l’énergie, le facilitateur et le référentiel bâtiment durable, mais aussi les formations et l’enseignement en la matière sont donc prolongés ou renforcés. L’innovation est aussi encouragée via de nouvelles opportunités, tels que les appels à projets « Be Exemplary », et « Be circular - be brussels ». Le plan vise aussi à lever les obstacles à la rénovation, que ce soit au niveau légal (outils de planification, lois et règlements), ou financier en élargissant les incitants régionaux comme les primes énergie et le prêt vert.

Zones basses émissions

Pour limiter les émissions des polluants les plus nocifs (dioxyde d’azote et particules très fines de « black carbon ») et enfin remédier au problème de la mauvaise qualité de l’air et de ses conséquences en termes de santé, la Région a aussi prévu de mettre en place, dès 2018, une zone de basses émissions sur tout le territoire régional. Cette mesure, très attendue, a largement fait ses preuves dans d’autres capitales européennes, comme Londres ou Stockholm (à ce jour, environ 194 zones à faibles émissions sont recensées à travers 9 pays européens).

Le principe repose sur l’interdiction d’accès à un territoire donné pour les véhicules dont les moteurs ne répondent pas à certaines normes. La zone de basses émissions touchera donc l’ensemble des usagers de l’automobile sur le territoire régional. Ce dispositif sera mis en place de façon évolutive pour assurer sa compréhension et son acceptation auprès des citoyens et des professionnels. A partir de 2018, les critères d’accès à la zone seront progressivement renforcés jusqu’en 2025.

En matière de contrôle, la Région – en sa qualité de smart city – va s’équiper d’un système de reconnaissance numérique par caméras intelligentes. Cette approche évite de taxer les citoyens et les travailleurs, tout en permettant de limiter les formalités administratives pour les automobilistes.

La Région s’engage donc ainsi pour rendre un air respirable à Bruxelles, réduire sa contribution au réchauffement climatique mais aussi réduire la facture énergétique des différents acteurs. Et ceci, sans pénaliser les travailleurs. Au contraire, l’encouragement des professionnels et de l’emploi reste une priorité. 

Date de mise à jour: 27/07/2016