Bruxelles s'associe à la fondation Bloomberg Philantropies pour offrir un air plus pur à ses habitants

19/10/2020

Une nouvelle initiative réunit des partenaires locaux et internationaux afin d’améliorer la qualité de l'air dans toute la Région de Bruxelles-Capitale grâce à l'innovation, la recherche, un monitoring solide, l'engagement des citoyens et des actions de sensibilisation. 

Aujourd'hui, la fondation Bloomberg Philanthropies, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et Bruxelles Environnement ont annoncé le lancement du Partenariat pour un air pur à Bruxelles, une nouvelle initiative visant à lutter contre la pollution atmosphérique à Bruxelles, siège de la Commission européenne. En parallèle avec le lancement de la Semaine verte 2020 de l’UE, ce nouveau partenariat, qui s'inscrit dans le travail réalisé par Bloomberg Philanthropies à travers l'Europe, soutient les objectifs ambitieux de l'Union européenne définis dans le Pacte vert pour l'Europe visant à réduire les niveaux de pollution dans les villes. 

La pollution atmosphérique est un problème grave qui touche la santé publique et cause plus de 400 000 décès prématurés en Europe chaque année, selon le dernier rapport de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), dont près de 9 000 rien qu'en Belgique.1 Pour la première fois à Bruxelles, ce partenariat de trois ans réunira le gouvernement, les universités, les centres de recherche locaux et internationaux et les ONG dans une initiative scientifique coordonnée visant à réduire la pollution atmosphérique dans l'ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale. Cette initiative permettra d'exploiter le potentiel des données en déployant des technologies innovantes pour surveiller la pollution de l'air et en comblant les lacunes des données locales sur la pollution au sol.

Le Partenariat pour un air pur à Bruxelles mettra en œuvre un large éventail de projets visant à soutenir une politique efficace de réduction de la pollution de l'air dans la ville. Ces projets s'appuieront sur des dispositifs de surveillance à faible coût pour fournir des données essentielles sur les sources et les niveaux de pollution atmosphérique à Bruxelles, approfondir notre compréhension des incidences sur la santé, en particulier sur les communautés les plus vulnérables, et éduquer et sensibiliser les résidents et les parties prenantes à Bruxelles. Ces projets ont été conçus et seront mis en œuvre par des organisations locales, notamment l'université de Hasselt, l'université d'Anvers, l'International Council on Clean Transportation (Conseil international pour un transport propre, ICCT) et des ONG telles que le BRAL, Hypothèse et Les Chercheurs d'Air.

Le Partenariat pour un air pur à Bruxelles répond directement à la mission du Pacte vert pour l'Europe qui est de garantir la pureté de l'air et d'engager les communautés dans des actions environnementales. Il arrive à un moment crucial avec des études montrant une forte corrélation entre l'exposition aux particules et l'augmentation des cas de COVID-19. 2 Conformément au Pacte européen pour le climat, cette initiative est également un excellent exemple de la manière dont les partenariats et l'action citoyenne peuvent mettre au point des solutions pratiques et fondées sur des données pour deux des plus grands problèmes auxquels notre monde est confronté aujourd'hui.

Les données collectées par les projets du Partenariat pour un air pur à Bruxelles seront mises à la disposition du public et serviront à éclairer les politiques ambitieuses mises en œuvre par le gouvernement bruxellois pour lutter contre la pollution atmosphérique dans la région. Ces mesures comprennent la transposition à grande échelle des pratiques de mobilité durable et l'engagement à éliminer progressivement les véhicules diesel d'ici 2030 et l'essence et le GPL d'ici 2035. 

Le Partenariat soutiendra les efforts de Bruxelles pour réduire la pollution atmosphérique dans le cadre des initiatives clés suivantes :

  • Monitoring de la pollution atmosphérique : Les Chercheurs d'Air et le BRAL mobiliseront les habitants et les écoles de Bruxelles pour surveiller l'évolution dans le temps des niveaux de pollution de l'air en mesurant la qualité de l'air dans les cours de récréation, à l'extérieur des maisons et dans d'autres endroits de la ville. Les données permettront de créer une carte de l'exposition à la pollution atmosphérique et d'identifier les espaces très pollués. Plus de 3000 kits de mesure seront distribués. L'Université d'Anvers apportera son expertise scientifique, en s'appuyant sur son expérience dans les projets de qualité de l'air à grande échelle.
  • Mesure des émissions des véhicules : Les voitures diesel restent la principale source de pollution atmosphérique à Bruxelles. L'ICCT mesurera les émissions des véhicules dans des lieux clés de Bruxelles afin d'identifier les véhicules qui participent le plus à la pollution de l'air dans la ville et leurs émissions en conditions réelles. 
  • Évaluation des effets sur la santé des enfants : L'université de Hasselt va étudier les effets de la pollution atmosphérique sur la santé de 220 écoliers de différents milieux socio-économiques en surveillant leur exposition aux polluants atmosphériques à l'école et à la maison.
  • Élaboration d'un programme scolaire portant sur la qualité de l'air : Hypothèse aidera les enseignants à intégrer des cours sur la qualité de l'air dans les programmes scolaires de 130 établissements de l'enseignement maternel, primaire et secondaire en développant des activités et des outils pédagogiques, et contribuera ainsi à sensibiliser les élèves aux sources et aux impacts de la qualité de l'air à Bruxelles. 

Le lancement d'aujourd'hui s'appuie sur les récentes collaborations de Bloomberg Philanthropies en Europe et dans le monde entier pour éliminer les polluants atmosphériques nocifs et construire des villes plus saines en améliorant les données de santé publique et les systèmes de surveillance. En collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et Vital Strategies, des initiatives telles que le Partnership for Healthy Cities permettent aux villes participantes qui s'engagent à sauver des vies de mettre en place des politiques et des programmes à fort impact pour réduire les lésions et les maladies non transmissibles. Parmi les autres partenariats existants, citons le programme pilote avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, visant à déployer des technologies sensorielles pour mieux comprendre et améliorer la qualité de l'air dans les écoles, l'initiative visant à mesurer l'impact du programme London School Streets en soutien aux ambitieuses politiques du maire Sadiq Khan en matière d'assainissement de l'air, le partenariat pour un air pur avec le gouvernement de la capitale indonésienne, Jakarta, et l'initiative en collaboration avec le ministère indien de l'Environnement, des Forêts et du Changement climatique en soutien au programme national indien pour un air pur.

Date de mise à jour: 21/10/2020