Bruxelles a mieux respiré lors du dimanche sans voiture

20/09/2021

Des voitures en moins dans les rues de la Région bruxelloise, une meilleure qualité de l’air. La journée sans voiture, point culminant de la Semaine européenne de la Mobilité, a changé une nouvelle fois le visage de la capitale le temps d’une journée et influencé favorablement la qualité de l’air tout comme l’ambiance sonore.

Un air plus sain

De manière générale, ce dimanche sans voiture s’est soldé par une amélioration de la qualité de l’air avec une baisse importante des concentrations de plusieurs polluants :

  Dimanche moyen Jour de semaine moyen
Monoxydes d'azote (NO) 43 à 82% 70 à 92%
Dioxydes d'azote (NO2) 40 à 86% 61 à 91%
Black carbon (BC) 36 à 46% 51 à 61%

Réduction des concentrations moyennes de polluants lors du dimanche sans voiture 2021 dans des environnements urbains avec influence modérée, forte ou très forte du trafic routier, par rapport à un dimanche moyen et un jour de semaine moyen

Les axes les plus fréquentés de la capitale ont été les plus impactés. À la station Arts-Loi par exemple, les concentrations de NO et de NO2 ont baissé de 82 et 86 %, respectivement par rapport à un dimanche moyen. Une chute encore plus marquée si l’on compare avec un jour de semaine moyen. Les concentrations de NO et de NO2 ont alors fondu respectivement de 92 et 91 %.

Une ville apaisée

Au niveau de l’environnement sonore, une forte diminution des niveaux de bruit de fond a été relevée aux différentes stations de mesures situées à proximité de voiries.

Ainsi, par rapport au dimanche précédent l'opération, des réductions importantes ont été observées :

  • Elles sont très marquées (supérieures à 10 dB(A)) pour les stations situées à proximité d’autoroutes : en bordure de la E411 à Auderghem et à proximité de la E40 à Woluwe-Saint-Lambert. Il est question d'une diminution de la pression acoustique de 90 %.
  • Elles sont assez marquées (supérieures ou proches de 5 dB(A)) pour les stations de l'avenue Houba de Strooper à Bruxelles et de la rue Guillaume Tell à Saint-Gilles. Soit une baisse du bruit de fond de 68 %.
  • Elles sont moins marquée (proche de 3 dB(A)) pour la station de la chaussée de Wavre à Auderghem. Soit une baisse du bruit de fond de 50 %.

Ces réductions sont constatées alors que l’instauration de la ville 30, le 1er janvier dernier en Région bruxelloise, a déjà eu un impact significatif sur les niveaux sonores. Passer de 50 à 30 km/h diminue pour rappel de moitié le bruit engendré par trafic routier.

L’impact du trafic sur la ville

Cette journée est l’occasion de souligner l’importance de la pollution émise par le trafic routier et les conséquences de l’absence (ou presque) de véhicule motorisé sur la qualité de l’air et l’environnement sonore. Le défi est immense. Selon le dernier rapport de  l’Agence européenne pour l’environnement, la pollution de l’air a causé 8.950 décès prématurés en Belgique en 2018.  Il s’agit donc d’une question de santé publique.

L’objectif est donc de diminuer les émissions de polluants de l’air, notamment de dioxyde d’azote, produits entre autres par le transport. En 2019, la concentration annuelle a diminué de 10% en moyenne par rapport à 2018. L’évolution est donc positive mais il reste des progrès à faire.

Date de mise à jour: 28/09/2021