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Espaces verts : accessibilité au public

Focus - Actualisation : mai 2022

Entre 2009 et 2020, environ 26 ha d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés accessibles ont été créés tandis que près de 8 ha ont disparu. La cartographie des espaces verts accessibles au public récemment mise à jour permet d’estimer que de l’ordre de 74% des Bruxellois disposent d’un espace vert à proximité de chez eux.  Ces espaces verts sont cependant de nature et qualité très variables.  Parmi les Bruxellois vivant dans des zones carencées en espaces verts, près de 183.000 habitent dans des quartiers peu végétalisés (moins de 30% de couverture végétale).

Pourquoi cartographier les espaces verts accessibles ?

Un peu plus de la moitié de la surface du territoire régional est couverte par de la végétation. Celle-ci est de nature diverse : parcs, bois, forêts, friches, éléments végétalisés associés aux espaces publics et à la voirie (pelouses, arbres, parterres), champs, prairies, toitures végétalisées, jardins privatifs ou encore, grands domaines privés.  
S'ils ont tous une importance capitale pour la biodiversité et la résilience régionale, seuls les espaces verts accessibles pour le public jouent un rôle social important en termes de qualité de vie et de santé publique, notamment en tant qu'espaces de détente, de jeux et de rencontre. Ce rôle s’avère particulièrement important à l’échelle d’une ville telle que Bruxelles où environ 2/3 des habitants n’ont pas accès à un jardin privé (Dedicated 2020).
L’objectif du Gouvernement, affirmé tant dans le premier plan Nature que dans le Plan Régional de Développement Durable, est que chaque Bruxellois dispose d’un espace vert accessible et accueillant de plus de 1 hectare à moins de 400 m de son habitation ou de moins de 1 hectare à moins de 200 m.
Plus généralement, la politique régionale en matière d’espaces verts vise à augmenter la végétalisation de la ville, en particulier dans ses zones les plus denses en termes de bâti et de population. 

Extrait de la carte des espaces verts publics sur fond de photographie aérienne (mai 2022)

Source : Geodata, Bruxelles Environnement (2022) accessible en ligne 

La cartographie des espaces verts accessibles au public permet d’identifier les zones de la Région bruxelloise où l’on observe une offre insuffisante de ces espaces. Les zones de carences mettent en lumière les espaces où les aménagements d’espaces verts et les dynamiques de végétalisation sont prioritaires. L’information relative aux espaces verts accessibles au public est vouée à toucher des publics et utilisateurs très larges : instances régionales pour la gestion et le développement de stratégies territoriales à large échelle, communes pour la mise en œuvre de stratégies plus locales et variées, citoyens pour la connaissance de leurs territoires et leur qualité de vie, voire pour développer des projets locaux.

Depuis la création de Bruxelles Environnement, plusieurs cartes des espaces verts accessibles ont été réalisées

Un premier inventaire géoréférencé (cartographie informatisée) des espaces verts bruxellois a été réalisé en 1997 en soutien à l’élaboration du programme de Maillage vert (IGEAT-ULB, Llaboratoire de botanique systémique et de phytosociologie de l’ULB & COOPARCH 1997). La typologie utilisée ne permettait cependant pas de distinguer da façon exhaustive les espaces verts accessibles au public.
En 2009, une nouvelle étude étude visant à élaborer un inventaire géoréférencé des espaces verts et récréatifs accessibles au public a été menée (BRAT 2009). Jusqu’en 2020, cet inventaire n’a été mis à jour que partiellement, essentiellement pour les espaces verts gérés par Bruxelles Environnement. 
En 2020, le BRAT, en association avec Nordend, a été chargé de mettre à jour, compléter et réorganiser l’inventaire et la base de données géoréférencées des espaces verts accessibles afin que celle-ci réponde aux besoins des différents utilisateurs. La mission inclut également l’élaboration d’une méthode reproductible permettant une mise à jour régulière de la base de données via les informations transmises par les gestionnaires des espaces verts. 

Quels espaces verts sont cartographiés ?

La notion d’espaces verts accessibles au public ne fait pas l’objet d’une définition univoque et varie selon les objectifs poursuivis et le contexte des politiques urbaines. C’est pourquoi, la première phase du projet lancé en 2020 a été consacrée à définir les espaces verts à prendre en compte dans le cadre de cet inventaire, les différentes catégories ainsi que les critères à appliquer.  L’élaboration de ce cadre s’est appuyée sur ce qui a été fait ailleurs ainsi que sur les résultats d’ateliers de réflexion et d’échanges réunissant divers acteurs communaux et régionaux appelés à utiliser la base de données.
L’approche s’est voulue la plus large possible afin de retenir l’ensemble des espaces accessibles au public et participant à la qualité de vie et au caractère vert de la Région, quelle que soit leur taille ou leur nature. 
Au terme de ce processus, les critères suivants ont été retenus pour définir les espaces verts accessibles pris en compte

  • Végétalisation : > 10% de couverture végétale

< 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel → espaces publics végétalisés 
Il s’agit des places, placettes, élargissement de trottoirs… Ces espaces sont majoritairement minéralisés mais comportent des plantations assurant leur caractère « vert ». Ils offrent des fonctions d’accueil du public et, en tant qu’espace de respiration, assurent une fonction sociale et écologique importante à l’échelle des quartiers.

> 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel → espaces verts


     Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021
  • Accessibilité
    • De fait (pas nécessairement de droit)
    • À tous
    • Gratuité
    • Même si l’accessibilité est limitée dans le temps (par ex. ouverture 1 jour/mois)
    • Prise en compte des espaces aménagés temporairement
 
Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021
  • Fonctions de séjour et/ou loisir : l’espace doit être aménagé pour le séjour et l’accueil du public (bancs, jeux, chemin, etc.)
 
Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021
  • Taille : pas de taille minimale

Hormis les espaces « surfaciques », les cheminements non intégrés dans un espace vert public ont été également repris dans l’inventaire moyennant le respect de certaines conditions : accès public et gratuit, fonction de promenade, cadre verdoyant (public ou privé), interdit aux véhicules (excepté services techniques) et hors circulation routière. 

Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021

En bref, les critères pris en compte pour inclure un espace dans l’inventaire des espaces verts et espaces végétalisés publics sont : 

  • Accessibilité de fait et gratuite (même si espace temporaire ou horaires d’ouverture)
  • > 10% de couverture végétale 
  • Espace aménagé pour le séjour et l’accueil du public (bancs, jeux, chemins etc.)

Les catégories et sous-catégories retenues pour définir les différents espaces sont :

  • Espaces publics végétalisés (< 30% de pleine terre ou autre revêtement à caractère naturel)
  • Espaces verts (> 30% de pleine terre ou autre revêtement type à caractère naturel)
    • Parcs et squares (au sens large)
    • Bois
    • Cimetières
    • Espaces verts associés à la voirie (bermes, ronds-points, etc.) 
    • Etangs et berges en milieu urbain (hors parcs et bois)
    • Espaces verts non aménagés (friches, pelouses non aménagées) 
  • Espaces verts potentiels
  • Projets d’espaces verts (donnée non exhaustive)
  • Cheminements dans un cadre verdoyant

Cette délimitation de la notion d’espaces verts permet la prise en compte de nombreux petits espaces jouant un rôle important à l'échelle des quartiers (squares, placettes, « pocket parcs », etc.) comme lieux de socialisation, de rencontre ou de jeux. Elle exclut les espaces trop « minéraux » (les espaces repris comme espaces verts doivent avoir plus de 30% de pleine terre ou autre revêtement naturel). 
Faute de disposer d’autres sources, la ou les natures du revêtement au sol (présence de pleine terre ou autre revêtement à caractère naturel versus revêtement à caractère artificiel) est estimée sur base de photographies aériennes ou de streetview en prenant en compte leur superficie respective par rapport à la surface totale de l’espace. 
Différents champs de la base de données apportent de nombreuses informations complémentaires (dont superficie, % végétalisation, catégorie, modalités d’ouverture, propriétaire, gestionnaire, etc.). A des fins d’aide à la planification, un champs « Potentiel » a été inclus pour intégrer dans l’inventaire des espaces non repris sur base de la définition mais qui présentent un potentiel pour créer un nouvel espace vert ou des espaces qui y sont repris mais qui ont un potentiel important d'amélioration au niveau de l'aménagement.   


Source des illustrations : BRAT & Nordend 2021

Chaque espace vert ou espace public végétalisé a été délimité précisément sur base des cartes reprenant les voiries, le bâti, les parcelles cadastrales et sur base des photographies aériennes. Les voiries locales se trouvant au sein des espaces retenus y ont été intégrées. S’agissant d’une base de données géoréférencées, ces informations peuvent être croisées avec d’autres couches de données (par ex. réseau hydrographique, aire de jeux, affectation au plan régional d’affectation du sol ou PRAS, etc.)
La définition des espaces verts retenue pour la carte 2021 s’est construite en s’appuyant sur celle de 2008 pour éviter une trop grosse rupture. Dans un objectif d’acceptation plus large de la notion, au regard notamment des évolutions des pratiques et des besoins (développement des « pocket park, » des espaces temporaires…), des différences avec 2008 existent néanmoins.  La construction de la base de données rend cependant possibles certaines comparaisons des données entre les 2 inventaires. 

Comment l’information a-t-elle été collectée ? 

Dans un premier temps, les espaces verts cartographiés lors de l’inventaire réalisé en 1998 ont été examinés à la lumière des définitions retenues en 2021. Cette analyse a été complétée par différentes sources d’information : photos aériennes (2019), exploitation d’autres bases de données régionales (arbres en voirie, PRAS, carte STAPAS des chemins destinés au trafic non motorisé, etc.), données fournies par les communes et Bruxelles environnement, prise en compte de projets urbanistiques, etc.  Les cas complexes ont été discutés lors de réunions techniques. 
La seconde phase de l’étude, démarrée en 2022, prévoit notamment la validation de la base de données avec les gestionnaires ainsi que le développement d’une méthode permettant une mise à jour régulière, par Bruxelles Environnement, sur base de données communiquées par les gestionnaires via une interface numérique (voir formulaire interactif accompagnant la carte géodata). Les données présentées ci-dessous sont de ce fait susceptibles d’évoluer. 

Les espaces verts et espaces végétalisés accessibles au public couvrent 3.204 ha soit 19,7% du territoire régional

D’après les données collectées lors de la première phase de l’étude précitée (et qui, pour rappel, doivent être consolidées), les espaces verts et d’espaces publics végétalisés accessibles au public pris en compte dans l’inventaire couvrent 3.204 ha soit 19,7% du territoire régional.
Cette superficie correspond à grosso modo 38% de la couverture végétale (canopée comprise). En d’autres termes, un peu moins de deux tiers de la couverture végétale correspond à des espaces verts non accessibles au public (jardins ou domaines privés, certains espaces associés aux voiries, talus de chemin de fer, complexes de logements, campus, etc.). 
Près de 58% des superficies d’espaces verts et d’espaces végétalisés accessibles sont constitués par des bois et la forêt de Soignes. Les parcs et squares représentent 34%. Les espaces restants sont les cimetières (4,8%), les espaces non aménagés (1,5%), les espaces associés à la voirie (1,3%), les espaces publics végétalisés (0,6%) et les étangs et berges hors parcs et bois (0,5%). 

Superficies d’espaces verts et d’espaces publics végétalisés accessibles au public par catégorie (en hectares, 2020) 

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022

La carte des zones de carence en espaces verts accessibles

Cette carte répertorie les espaces verts accessibles de la Région bruxelloise et délimite les zones de la Région bruxelloise où l’on observe une carence de ces espaces. 

Les espaces verts pris en compte pour l’établissement de cette carte et l’analyse des données sont les espaces accessibles de droit avec plus de 50% de couverture végétale et aménagés pour l’accueil du public. Les zones de carence ont été identifiées en se basant sur les objectifs d’accessibilité aux espaces verts définis dans le Plan nature et le PRDD : il s’agit de toutes les zones situées à plus de 200 m d’un espace vert d’une taille inférieure à 1 hectare ou à plus de 400 m d’un espace vert d’une taille supérieure à 1 hectare. Les distances prises en compte correspondent à des cheminements réels (pas à vol d’oiseau) jusqu’aux entrées (ponctuelles ou diffuses) des espaces verts.

Le choix des espaces verts pris en compte répond au souci de pouvoir comparer les données de l’inventaire de 2009 avec celles du présent inventaire.  Pour l’analyse, il a été considéré que les entrées des espaces verts correspondaient aux intersections entre les voiries et les limites des espaces verts. 

Espaces verts accessibles au public, zones de carence et population en carence par quartiers

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022 

 

Ces zones de carences mettent en lumière les espaces où les aménagements d’espaces verts et les dynamiques de végétalisation doivent être prioritairement envisagées. D’autres critères interviennent également, notamment l’importance quantitative de la population et le taux de couverture végétale dans les périmètres concernés.
En fonction des projets et de leurs objectifs, d’autres cartes peuvent être aisément produites sur base d’autres critères (par ex. taille des espaces verts, distances à parcourir, degré de végétalisation, etc.) et croisement de couches de données (par ex. % de jeunes de moins de 18 ans par quartier, revenus moyens, etc.).

26% des Bruxellois ne disposent pas d’un espace vert de proximité

En 2020, 74% des Bruxellois disposent d’un espace vert à proximité de chez eux (calculé selon la méthodologie exposée ci-dessus, les données sur les espaces verts sont de 2020, les données de population sont de 2021). Ces espaces verts peuvent être de nature et qualité variables et ne remplissent pas tous les mêmes fonctions (par exemple, un cimetière très végétalisé, s’il peut se prêter à la promenade, ne se prête pas aux jeux d’enfants). 
En moyenne, en 2020, 24,7 m² d’espaces verts accessibles sont disponibles par Bruxellois, avec à nouveau de fortes différences entre les quartiers et communes.

Nombre d’habitants vivant dans une zone de carence en espace verts par commune (2020)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022

Schaerbeek, Bruxelles-Ville, Molenbeek, Ixelles et Uccle sont les communes où le nombre absolu de citoyens habitant en zone de carence est le plus élevé. En termes de pourcentage de population, les communes les plus carencées sont, par ordre, Uccle, Ixelles, Auderghem, Saint-Gilles, Schaerbeek et Molenbeek. 

8 communes disposent de moins de 10 m2 d’espaces verts publics par habitant

L’offre en espaces verts s’apprécie également selon les superficies disponibles par habitant. Cet indicateur reflète la pression récréative qui s’exerce sur un espace vert et qui peut entraîner des dégradations (par ex. piétinement excessif des pelouses) ou des conflits d’usage. Le ressourcement qu’offre le contact avec la nature est également moindre dans un espace vert extrêmement fréquenté. 

Superficie d’espaces verts accessibles et de couverture végétale par habitant et par commune (2020)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022

 

Les normes en matière de disponibilité en espaces verts accessibles par habitant disponibles dans la littérature sont extrêmement variables. La ville de Paris (département de Paris et 3 départements contigus) a fixé la quantité d’espaces verts à 10 m²/habitant en zone centrale et à 25 m²/habitant en zone périurbaine via une circulaire ministérielle datant de 1973 (Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile de France 2009). 8 communes bruxelloises disposent de moins de 10 m2 d’espaces verts publics par habitant à savoir, Saint-Gilles (1,6 habitant par m2 d’espace vert disponible), Etterbeek, Saint-Josse, Schaerbeek, Ixelles, Molenbeek, Koekelberg et Forest. Avec respectivement 11 et 12 m2/habitant, les communes de Woluwe-Saint-Lambert et Anderlecht sont également proches du seuil de 10 m2. 
Les communes périphériques de Watermael-Boitsfort, Auderghem, Uccle et Woluwe-Saint-Pierre, du fait notamment de la présence de la forêt de Soignes, disposent quant à elles de plus de 25 m2 d’espaces verts publics par habitant. Néanmoins, une part importante des habitants d’Uccle et d’Auderghem vivent dans des quartiers insuffisamment pourvus en espaces verts publics (voir carte et tableau).
L’indicateur ci-dessous compare les superficies d’espaces verts accessibles au territoire concerné. 

Espaces verts accessibles et couverture végétale : part des superficies communales (2020)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022

Pour en savoir plus : tableau reprenant les données quantitatives sur les espaces verts accessibles et la couverture végétale par commune 

Nombre d’habitants vivant dans des zones de carence et espaces verts accessibles/habitant par commune (2020)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022 

 

15% des Bruxellois ne disposent pas d’un espace vert de proximité et vivent dans un quartier peu végétalisé (< 30%)

D’un point de vue urbanistique, l’analyse de l’offre quantitative en espaces verts est plus pertinente à l’échelle des quartiers. Les données de taux de végétalisation, espaces verts accessibles et population sont disponibles pour les 145 quartiers bruxellois (cf. définition IBSA-Monitoring des quartiers). 
L’analyse des données à une échelle spatiale fine montre que 16.101 Bruxellois vivent dans des zones de carence en espaces verts publics dans un quartier où la couverture végétale est inférieure ou égale à 10%. Ce chiffre est de 182.804 habitants pour les quartiers où le taux de végétalisation est de moins de 30%.

Nombre d’habitants vivant dans des zones de carence selon la couverture végétale de leur quartier d’habitation (2020)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022 

Ces données permettent aussi, par exemple, d’identifier les 10 quartiers bruxellois où le nombre d’habitants qui n’ont pas un accès satisfaisant à un espace vert de proximité (selon les critères expliqués ci-dessus) est le plus grand. Il s’agit de Molenbeek historique, quartier Brabant, chaussée de Wavre-Saint-Julien, Cureghem Bara, chaussée de Haecht, Woeste, Dailly, Châtelain, Bas Forest et Globe. Certains de ces quartiers sont en outre très faiblement végétalisés (Molenbeek historique, quartier Brabant, Cureghem Bara…).  
Au-delà de cette approche purement quantitative, l’examen de l’offre à des fins de diagnostic doit également prendre en compte les aspects qualitatifs des espaces verts. 

Que peut-on dire de l’évolution de l’offre en espaces verts accessibles depuis 2009 ?

La comparaison des deux inventaires présente des difficultés liées à l’évolution de la définition des espaces verts pris en compte et à une révision des contours cartographiques des espaces verts (plus précis en 2020 ce qui a conduit à une perte de superficie de 23 ha). Les moyens mis en œuvre ont également permis de réaliser un inventaire plus approfondi en 2020. Si les chiffres globaux fournis par ces 2 inventaires ne peuvent dès lors pas être comparés, une analyse plus fine des résultats repris dans la base de données permet néanmoins certaines estimations.
Les données présentées ci-dessous se rapportent aux espaces verts accessibles de fait (donc pas nécessairement de droit). 
Depuis 2009, 90 espaces verts (> 30% de perméabilité) ou espaces publics végétalisés (entre 10 et 30% de perméabilité) ont été créés. Ce chiffre englobe de « vraies créations », c’est-à-dire l’aménagement d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés créés de toute pièce à un emplacement où il n'en existait pas auparavant, mais aussi des aménagements légers qui ont permis d’inclure les espaces bénéficiaires dans l’inventaire mis à jour (par ex. berme ou oreille de trottoir où un banc a été ajouté depuis 2008). 
Les « vraies créations », au nombre de 49, couvrent une superficie de 26 ha.  Les aménagements légers, au nombre de 41, représentent 3 ha. 

Répartition, par type, des espaces verts ou espaces publics végétalisés crées entre 2009 et 2020 (en superficie)

Source : Division espaces verts - Bruxelles Environnement 2022   

 

Entre 2009 et 2020, 38 parcs et squares ont été créés (y compris aménagements légers). En termes de superficie, près de la moitié des « vraies créations » d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés concernent le territoire de Bruxelles-Ville (12,5 ha dont 11 ha correspondent à la Coulée Verte et au parc Pannenhuis). Près de 5 ha et 3 ha d’espaces verts ou d’espaces publics végétalisés ont également été aménagés sur les communes de Molenbeek (dont parc de la ligne 28 et porte de Ninove) et Anderlecht (dont Boulevard Paepsem - Boulevard Industriel). 
Durant cette période, des espaces verts ont également disparu suite à des projets de constructions. Ceci concerne 22 espaces verts ou espaces publics végétalisés totalisant une superficie de 7,9 ha
L’«accroissement net» de l’offre en espaces verts ou espaces publics végétalisés accessibles (correspondant à des «vraies créations») a donc été de l’ordre de 18 ha (soit environ 36 terrains de football).   
Compte tenu du fait que la population bruxelloise s’est accrue de 149.723 habitants entre 2009 et 2020 (Statbel 2022), cet accroissement net correspond à 1,2 m2 par nouvel habitant

En conclusion, si les superficies d’espaces verts et d’espaces publics végétalisés se sont accrues entre les 2 inventaires, cette offre rapportée au nombre d’habitants a diminué à l’échelle régionale sur cette même période en raison de la forte croissance démographique. 
Date de mise à jour: 01/09/2022

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