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Déchets préparés en vue du réemploi et du recyclage

Indicateur - Actualisation : mai 2022

Sur l’ensemble des déchets ménagers produits en 2020, quelque 40% ont été collectés sélectivement en vue du réemploi et du recyclage. Les 60% restants sont essentiellement incinérés, avec récupération d’énergie. Cela signifie que le taux de recyclage est resté stable ces dernières années, et que nous n'avons pas atteint  les objectifs de recyclage de 50% (pour 2020). En ce qui concerne les déchets professionnels également, dont on incinère chaque année un tonnage correspondant à 1,5 fois celui des déchets ménagers, la gestion doit encore être sérieusement optimisée.
Parmi les déchets ménagers collectés sélectivement, les principaux flux sont les suivants : papier-carton, verre, déchets de jardin, PMC et encombrants. Mais qu’en est-il des autres flux ? Et à quel niveau y a-t-il encore une marge d’amélioration ? L’analyse du sac blanc nous apprend qu'il se compose encore de près de 2/3 de matériaux recyclables (en poids), tels que des déchets organiques, des PMC, des papiers et cartons, etc. Le message est donc : mieux trier, mais aussi réutiliser, composter, réparer et surtout éviter les déchets !

La Région de Bruxelles-Capitale produit au total environ 1.760.000 tonnes de déchets par an, selon la dernière étude (EcoRes, 2015). 

Quelle quantité de déchets est-elle préparée chaque année en vue du réemploi ou du recyclage : évolution du taux de recyclage 

Le taux de recyclage correspond au poids des déchets ménagers préparés en vue du réemploi et du recyclage, par rapport au volume total des déchets ménagers collectés en Région bruxelloise. Les déchets ménagers préparés en vue du réemploi et du recyclage sont équivalents aux déchets triés et collectés sélectivement par tous les opérateurs de la Région bruxelloise. La quantité totale de déchets ménagers comprend à la fois les déchets résiduels (sac blanc) et les déchets collectés sélectivement, hors déchets de construction et de démolition et autres flux (plus d'infos ci-dessous).

Les flux collectés sélectivement représentaient au total 136.730 tonnes de déchets en 2020. Les déchets de construction des ménages, qui n’étaient pas compris dans ce chiffre, représentaient 2.805 tonnes. Selon l’estimation annuelle, quelque 343.842 tonnes de déchets ménagers ont été collectés en 2020 par tous les opérateurs confondus (voir indicateur ‘Tonnage de déchets ménagers et assimilés’ ). La part de ceux-ci qui ont été préparés en vue du réemploi et du recyclage serait dès lors juste inférieure à 40%. 

Evolution des parts de déchets collectés sélectivement et de déchets résiduels dans les ordures ménagères  en Région bruxelloise. 

Sources : Rapport de différents acteurs de la collecte des déchets comme Bruxelles Propreté, l'économie sociale, la REP et les composts de quartier.

Suite à un changement méthodologique intervenu en 2014 dans le calcul des déchets collectés par Bruxelles Propreté, les données précitées ne peuvent pas être comparées à celles antérieures au changement. C’est la raison pour laquelle seules les statistiques à partir de 2014 sont reproduites.

Aussi bien le volume total de déchets ménagers que le volume des déchets ménagers collectés sélectivement sont restés plus ou moins stables ces 7 dernières années. Le pourcentage en poids des déchets collectés sélectivement a toujours tourné autour des 40%. Les fluctuations au niveau des pourcentages sont plutôt dues à des variations au niveau de la quantité de déchets résiduels. 

Pour information, les déchets municipaux réellement préparés en vue du réemploi et du recyclage seront bientôt pris en considération (déchets à la sortie de centres de tri ou à l’entrée de l’installation finale de recyclage), à partir du rapportage relatif à l'année 2020.

Evolution des collectes sélectives et déchets résiduels par habitant en Région bruxelloise.

Sources : Rapport de différents acteurs de la collecte des déchets comme Bruxelles Propreté, l'économie sociale, la REP et les composts de quartier.

Suite à un changement méthodologique intervenu en 2014 dans le calcul des déchets collectés par Bruxelles Propreté, les données avant et après le changement de méthodologie ne peuvent pas être comparées. Par conséquent, les statistiques ne sont présentées qu'à partir de 2014.

  

La quantité de déchets collectés sélectivement par habitant a également été assez stable ces dernières années, à l’instar du volume total de déchets ménagers par habitant (voir indicateur ‘Tonnage de déchets ménagers et assimilés ’).

On ne constate pas d’amélioration générale au niveau du tri et des collectes sélectives de déchets ménagers ces dernières années en Région bruxelloise.

La quantité de déchets assimilés qui sont collectés en même temps que les déchets ménagers par Bruxelles Propreté est estimée chaque année sur la base d’un échantillon (voir ci-dessous). La part de déchets assimilés dans le volume total des sacs jaunes (papiers/cartons) et bleus (PMC) varie quelque peu selon les années et est donc calculée comme la moyenne pondérée sur 4 ans. La part respective de déchets assimilés dans ces deux flux est estimée en moyenne à 22% et 28% sur la période 2016-2019 (Bruxelles Propreté, 2020). 

Quels flux de déchets sont préparés en vue du réemploi et du recyclage?

De manière générale, la quantité de déchets triés et collectés sélectivement est restée plutôt stable ces dernières années, même si on constate une amélioration pour certains flux durant la période  2015-2020, notamment pour : 

  • déchets verts et alimentaires (+5262 tonnes ou 25%) 
  • bois et palettes en bois (+2410 tonnes ou 26%)
  • DEEE (+919 tonnes ou 16%)
  • Textile (+550 tonnes ou 12%)

Déchets ménagers préparés en vue du recyclage et du réemploi : répartition par flux (pourcentage en poids)

Sources : Rapport de différents acteurs de la collecte des déchets comme Bruxelles Propreté, l'économie sociale, la REP et les composts de quartier.

Verre d'emballage : collectes via les bulles à verre et conteneurs roulants
Déchets verts et alimentaires : déchets de jardin (sac vert), déchets alimentaires (sac orange) et sapins de Noël
PMC: Emballages plastiques, emballages métalliques et cartons à boissons (sac bleu)
Encombrants et assimilés: tapis, vieux matelas, sanitaire, papier peint, meubles, etc. collectés à domicile par Bruxelles Propreté, ou via des parcs à conteneurs ou des entreprises d’économie sociale, et les collectes d’encombrants qui sont déposés sur la rue (dépôts sauvages). 
Bois: Bois B (bois traité mais non imprégné) et palettes en bois qui sont amenés au parc à conteneurs régional.
DEEE: Déchets d'équipements électriques et électroniques
Métaux: Métaux récupérés post valorisation énergétique et métaux collectés sélectivement
Autres flux non-REP: frigolite, produits chimiques hors REP, verre plat, câbles, produits de la photographie, etc.
Autres plastiques : Plastiques durs (seaux, boîtes, arrosoirs, jouets…), plastiques souples (films), pots à fleurs, cageots en plastique, etc.
Autres flux REP: piles et batteries, huiles, médicaments, etc.
 

Les collectes sélectives traditionnelles que sont le verre d'emballage, les papiers/cartons ménagers, les déchets verts et alimentaires ainsi que le PMC représentent plus de la moitié (63%) des déchets ménagers préparés en vue du réemploi et du recyclage. Les encombrants ménagers représentent aussi une part importante (16%). Le reste se compose de déchets de bois, DEEE, textile, métaux, pneus et différents flux de matériaux qui ne relèvent pas de l’obligation de reprise (frigolite, produits chimiques hors REP, verre plat, câbles). Les flux contenant d’autres plastiques que ceux collectés via les PMC et les autres flux qui relèvent de l’obligation de reprise (piles et batteries, huiles en médicaments,) représentent chacun moins de 1% du tonnage total de déchets collectés sélectivement.

A quel niveau y a-t-il encore une marge d’amélioration ? 

Au niveau du tri et de la collecte sélective des déchets ménagers, il y a encore beaucoup de potentiel d’amélioration pour plusieurs flux. Ainsi, le sac blanc des déchets ménagers contiendrait encore par exemple 65% de flux de matériaux recyclables (en poids), tels que plastiques, textile, verre, métal, papier et cartons, mais essentiellement des déchets organiques (quelque 40%). C’est pourquoi l’obligation de tri des déchets verts et alimentaires sera introduite pour les ménages avant 2024. Le compostage est aussi vivement encouragé, notamment au moyen de 200 nouveaux composts de quartier. La gamme d’emballages acceptés dans le sac bleu a par ailleurs été élargie en 2021, de sorte qu’il accepte désormais (pratiquement) tous les emballages en plastique. En élargissant et en simplifiant la gamme d’emballages PMC acceptés, on espère augmenter le pourcentage de recyclage des déchets d'emballages en plastique, un groupe qui constitue encore 10% du sac blanc.  
Avec d’autres mesures - comme l’introduction d’une collecte distincte obligatoire du textile - et formes de soutien, on espère augmenter le recyclage et la préparation en vue du réemploi des déchets ménagers. 

Outre l’amélioration du tri et du recyclage, il y a aussi une grande marge d’amélioration au niveau de la prévention des déchets. Le Challenge Zéro Déchet, par exemple, nous a appris qu’il était possible pour des ménages de produire jusqu’à 5 fois moins de déchets résiduels. Ils ont pu réduire leur production globale de déchets, non seulement en triant mieux pour faire fondre leur sac de déchets résiduels mais aussi en appliquant d’autres pratiques zéro déchet comme le réemploi, la réparation, le compostage, la consommation consciente, etc.

Pour l’heure, seuls 35% des déchets professionnels sont recyclés à Bruxelles. Chaque année, quelque 330.000 tonnes de déchets professionnels sont incinérés au total (hors déchets de construction et de démolition). C’est 1,5 fois le poids des déchets ménagers incinérés, qui correspond à quelques 210.000 tonnes de déchets résiduels (voir paragraphe précédent). Malgré l’obligation de tri et de conclure un contrat de collecte de déchets, il y a encore du pain sur la planche au niveau des déchets professionnels. Il est dès lors important que la Région, en plus de renforcer les contrôles, soutienne et accompagne aussi les producteurs de déchets non ménagers (entreprises, magasins, communes, écoles, associations sportives, etc.), et les encourage dans la voie d’une gestion optimale des déchets. C’est dans ce but que l’on a développé entre autres le facilitateur déchets des professionnels et un facilitateur spécifique pour la gestion de biodéchets professionnels. 

En Région bruxelloise, les installations de traitement des déchets et de production d'énergie (notamment par l'incinérateur de Neder-Over-Heembeek) sont une des sources de pollution atmosphérique (voir indicateur ‘Emissions de particules fines’).

Une réduction des déchets résiduels signifie donc moins de déchets qui partent à l'incinérateur. A terme, cela pourrait même conduire à la fermeture d'un des incinérateurs bruxellois, ce qui pourrait avoir un impact positif sur la qualité de l'air à Bruxelles.

Enfin, une plus grande optimisation des structures de collecte et de traitement des déchets est nécessaire pour améliorer la gestion des déchets en Région bruxelloise. 

A quelle distance sommes-nous des objectifs de réemploi et de recyclage ?

Afin d’orienter les Etats membres vers une plus grande efficacité dans l'utilisation des matières premières, de l'eau et de l'énergie, la directive cadre européenne déchets (2008/98/CE, modifiée par 2018/051) impose de respecter une hiérarchie des modes de gestion des déchets, qui a été reprise dans l'Ordonnance bruxelloise du 14 juin 2012 relative aux déchets. Cette hiérarchie consiste en 5 niveaux : 

1.    Prévention : éviter la production de déchets
2.    (Préparation à) la réutilisation ou au réemploi : pour une fonction identique ou différente 
3.    Recyclage 
4.    Valorisation : En pratique, cela revient souvent à une récupération d’énergie
5.    Elimination : incinération sans récupération d’énergie ou mise en décharge (plus d’application en Région bruxelloise)  

L’un des intérêts du réemploi et du recyclage réside dans le fait que les matières premières recyclées, ou dont le cycle de vie est prolongé dans le réemploi, ont normalement un impact environnemental bien moindre que les matières premières primaires. C’est la raison pour laquelle le paquet Economie circulaire de la Commission européenne (2020) insiste sur le fait que nous devons faire la transition vers une économie circulaire avec une réutilisation maximale des ressources et une production quasiment nulle de déchets résiduels. Certaines conditions sont essentielles pour optimiser le processus de réemploi et de recyclage : 

1°    Les ménages et les entreprises trient leurs déchets un maximum et au mieux.
2°    Les citoyens et les entreprises doivent s’engager à appliquer autant que possible le concept du réemploi.
3°    Les moyens nécessaires sont fournis aux gestionnaires publics de déchets concernés pour développer les collectes sélectives, et les infrastructures de collecte et de traitement des déchets adéquates. 

Les objectifs européens en matière de préparation en vue du réemploi et du recyclage ont été repris dans le Plan bruxellois des Ressources et des Déchets, et impliquent que d’ici 2025, 55% du poids des déchets municipaux soient préparés en vue du réemploi et du recyclage. D’ici 2030 et 2035, ce taux devrait atteindre respectivement 60% et 65%. Cela devait être le cas pour 50% des déchets ménagers pour 2020.

L'objectif relatif à la préparation en vue du réemploi et du recyclage pour 2020 (recyclage de 50% des déchets ménagers) n’a pas encore été atteint.

Pour atteindre les objectifs de recyclage, nous devons donc recycler et réutiliser nettement plus de déchets, et en incinérer moins, afin d’inverser la proportion en poids 40/60 d’ici 2030 (voir fig. Evolution des parts de déchets collectés sélectivement et de déchets résiduels dans les déchets ménagers de la Région bruxelloise). Pour y parvenir, il faudra non seulement mieux trier mais aussi adopter des pratiques telles que le réemploi, la réparation, le compostage, etc., et surtout éviter la production de déchets. 

Conformément à la directive européenne, les Régions avaient choisi d’appliquer les obligations européennes, à savoir le calcul du pourcentage préparé en vue du réemploi et du recyclage, aux seuls déchets ménagers pour le rapportage jusque et y compris en 2019 (Commission européenne, 2011). A partir de 2020, la méthode de calcul du pourcentage de recyclage est adaptée. Cela implique notamment que l’on tiendra compte non seulement de la quantité de déchets ménagers mais aussi du volume total de déchets municipaux (voir encadré ci-dessous pour les définitions). A partir de la révision du calcul, on tient compte aussi uniquement des déchets réellement préparés en vue du réemploi et du recyclage (input of final treatment process) et on ne comptabilise plus tous les déchets triés (output of sorting).

"Quelle est la distinction entre déchets ménagers, assimilés et municipaux ?" 

Les déchets ménagers sont les déchets provenant de l’activité normale des ménages. Les déchets de même nature et composition que les déchets ménagers mais collectés auprès des professionnels (bureaux, écoles, administrations, petits commerces, communautés, entreprises de l’HoReCa, etc.) sont nommés « déchets assimilés ». Les déchets municipaux contiennent aussi bien les déchets ménagers qu’assimilés, et les déchets des marchés, les poubelles publiques, les déchets laissés sur la voie publique, et les déchets provenant du balayage et du nettoyage des rues. Cela ne comprend pas les déchets provenant de la production, de l’agriculture, de la sylviculture, de la pêche, des fosses septiques et des réseaux d’égouts et des stations d’épuration, y compris les boues d’épuration, les véhicules hors d’usage ou les déchets de construction et de démolition.

Les déchets ménagers collectés en porte-à-porte contiennent souvent une part de déchets assimilés. Malgré l’obligation légale de trier leurs déchets et de conclure un contrat commercial avec un collecteur de déchets agréé (privé, comme Renewi, Sita, … ou public, comme Bruxelles Propreté), certains professionnels utilisent en effet les collectes de déchets ménagers pour se débarrasser à moindre coût de leurs déchets. Par ailleurs, la quantité exacte de déchets assimilés collectés par les opérateurs privés agréés n'est pas encore connue et une partie des déchets produits à Bruxelles est transportée en dehors de la Région. 

Le volume des déchets assimilés produits en Région bruxelloise n'est donc pas connu précisément.  Il est cependant important de pouvoir déterminer distinctement les quantités de déchets ménagers et de déchets assimilés, pour pouvoir évaluer si certains objectifs ont été atteints. Les parts de déchets ménagers et de déchets assimilés dans les déchets collectés à domicile sont dès lors évaluées chaque année via une étude menée par Bruxelles Propreté, en collaboration avec l’ULB. Cette étude est basée sur un échantillon de 5000 ménages, représentatifs de la population bruxelloise. Les déchets collectés chez eux sont pesés et extrapolés à l’ensemble de la Région pour estimer chaque année la production de déchets par les ménages. La différence entre cette quantité et le volume total collecté par Bruxelles Propreté est imputée aux déchets assimilés. Cette étude est appliquée aux déchets résiduels (sac blanc), aux PMC (sac bleu), et aux papiers et cartons (sac jaune).
(voir indicateur ‘Tonnage de déchets ménagers et assimilés’).

Pour les emballages et déchets d'emballages, l’Europe a élaboré une législation distincte (directive 94/62/CE modifiée par 2018/852/CE) au vu de leur durée de vie restreinte et de l’impact non négligeable sur l'environnement. La directive impose des objectifs de recyclage spécifiques, ventilés par matériau.
Pour répondre aux objectifs européens, un accord de coopération entre les trois Régions belges a créé une structure commune chargée de la gestion et la prévention des déchets d'emballages : la Commission interrégionale de l'Emballage (CIE) . Cette Commission est notamment chargée de contrôler les entreprises qui mettent des emballages sur le marché belge. Elle est également chargée de contrôler les instances agréées Fost Plus  et Val-i-Pac . Ces organismes se chargent de mettre en œuvre l’obligation de reprise des emballages par les producteurs, soit la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP) des déchets d'emballages. Tandis que Fost Plus est compétent pour la gestion des emballages ménagers (les PMC, les papiers/cartons et le verre), Val-i-Pac est responsable de la gestion des déchets d’emballage industriels (p.ex. boîtes en carton, palettes, fûts, film autour des palettes,…).

"Responsabilité élargie du producteur (REP)" 

En Région de Bruxelles-Capitale, certains flux sont soumis au principe de la responsabilité élargie du producteur (REP), ou “principe du pollueur-payeur”. Cela signifie que pour certains flux de déchets (emballages, huiles minérales, piles et batteries, équipements électriques et électroniques (EEE), pneus, véhicules, huiles et graisses alimentaires, médicaments, et à partir de mi-2022, également les matelas …), le producteur ou l’importateur est légalement obligé de reprendre les déchets des produits qu’il a commercialisés pour assurer une gestion efficace et pour atteindre les objectifs en matière de réemploi, de recyclage et de valorisation. 
En pratique, soit il collecte lui-même les déchets, éventuellement avec l’intervention des commerces au détail qui reprennent l’ancien produit à l’achat d'un nouveau, soit il confie cette tâche aux organismes de gestion créés par le secteur. Pour certains secteurs soumis à la REP, il existe des organismes de gestion spécifiques pour la collecte et le recyclage de déchets tels que Recupel, Bebat, Febelauto, Recytyre, Fost Plus, Val-I-Pac… (voir fiche documentée REP).

Comment les déchets ménagers à Bruxelles sont-ils préparés en vue du réemploi et du recyclage?

Depuis 2010, les ménages bruxellois sont obligés de trier les déchets ménagers et de participer aux collectes sélectives. 
Les différents acteurs responsables de la collecte sélective des déchets ménagers en Région bruxelloise sont les suivants :

  • Bruxelles Propreté via des collectes sélectives en porte à porte (à domicile) et via divers points de collecte (comme les parcs à conteneurs régionaux, les bulles à verre, les points de collecte de déchets chimiques (proxy chimik). Les principaux flux de déchets collectés par cette voie sont :
    • les papiers et cartons non souillés (collecte dans les sacs jaunes et les conteneurs jaunes); 
    • les emballages PMC (collecte dans les sacs bleus);  (depuis février 2021, la gamme du sac bleu a été élargie et la majorité des emballages en plastique y sont autorisés. Auparavant, seuls les bouteilles et flacons en plastique étaient admis avec les emballages métalliques et cartons à boissons.) 
    • Déchets verts (de jardin) (collecte dans les sacs verts), et fagots de branches et sapins de Noël;
    • Déchets alimentaires (collecte dans les sacs orange) ;
    • Verre d’emballage (verre creux) : uniquement bouteilles, bocaux et autres flacons en verre transparent (par le biais des bulles à verre ou conteneurs roulants) ;
    • Déchets chimiques ménagers (collectés via les parcs à conteneurs régionaux et Proxy Chimik).
  • Parcs à recycler communaux subventionnés ; 
  • Les composts de quartier; 
  • Les systèmes d’économie sociale (déchets d'équipements électriques et électroniques ou DEEE, textile, encombrants, ...) ; 
  • Les responsables de l’obligation de reprise (REP). 

Les papiers et cartons collectés sélectivement par Bruxelles Propreté ou certaines sociétés privées, sont transférés au centre de tri Recyclis  à Forest. Les installations de Recyclis (modernisées et équipées d’un tri optique) ont une capacité de traitement annuelle de 80.000 tonnes de papier/carton. 
Le tri des PMC bruxellois s’est fait chez Recyclis jusqu’en 2020. Suite au lancement du ‘nouveau sac bleu’, il fallait plus de capacité et une nouvelle technologie pour trier les différents flux de matériau. Les PMC bruxellois sont désormais traités dans le nouveau centre de tri PreZero à Gand, dont la capacité de tri avoisine les 80.000 tonnes par an. A l'avenir, on va aussi investir dans le développement de circuits de recyclage locaux.
Les déchets verts collectés toutes les semaines à domicile, via les parcs à conteneurs et fournis par les entreprises horticoles, sont essentiellement transformés en compost par Bruxelles Compost à Forest. Le compost produit est ensuite vendu. Le reste est amené chez Indaver à Grimbergen.
Les déchets alimentaires sont acheminés vers une installation de biométhanisation à Ypres étant donné que la Région ne dispose pas, pour l’instant, d’un centre de biométhanisation. On y génère, au départ des déchets, du biogaz et du digestat, des déchets organiques non digérés. Le digestat est ensuite composté sur place.
Les déchets ménagers non triés (principalement des déchets résiduels) partent à l’incinérateur de Bruxelles Energie à Neder-Over-Heembeek, où la vapeur produite actionne les turbines d’une centrale électrique et d’un réseau thermique. Les métaux restant après l’incinération sont récupérés pour être recyclés. 

Date de mise à jour: 17/06/2022

Documents: 

Fiche(s) méthodologique(s)

Tableau(x) reprenant les données

Fiches documentées

Fiche de l’Etat de l’Environnement

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