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L’occupation du sol en Région bruxelloise

Actualisation : février 2020

La Région compte 1 km2 de plus !

Fait rare en 2018, la Région bruxelloise a gagné un kilomètre carré en raison d’une nouvelle méthode de calcul des superficies au niveau européen (IBSA, 2019).

Les surfaces bâties cadastrées s’accroissent

Sur base des statistiques établies sur les superficies cadastrées du territoire bruxellois (soit environ les 8/10ème de la superficie réelle de la Région), les logements (principalement les maisons – y compris leurs petits jardins - et les immeubles à appartements) couvrent 39% de la superficie régionale cadastrée début 2019. . Excepté un palier entre 2008 et 2011, le nombre de logements s’accroit chaque année pour atteindre près de 580.000 unités début 2019 (+4.500 logements/an en moyenne depuis 2011, soit 7% de plus en 2019 par rapport à 2011).

La Région bruxelloise conserve néanmoins un caractère relativement vert, comme en témoignent la proportion de logements équipés de jardins (40% selon les données de l'enquête socio-économique de 2001) et la part d’espaces verts tels que bois, jardins et parcs, terres agricoles, pâtures, prés et vergers, terrains vagues (30% du territoire cadastré début 2019). L’exploitation d’images satellitaires à haute résolution datant de 2008 a montré que la végétation couvre 54% du territoire régional (voir fiche documentée). 

Occupation du sol sur base des superficies cadastrées (12.886 ha) (2019)

Sources : IBSA sur base de données du SPF Finances (AG Documentation Patrimoniale) et de Statbel
 

La superficie totale bâtie augmente de 40 ha par an en moyenne (sur la dernière décennie et en excluant la rupture méthodologique de 2018). Les catégories ayant subi les plus fortes hausses sont les immeubles à appartements (+34 ha/an en moyenne) puis, dans une moindre mesure, les équipements d’utilité publique (+6 ha/an en moyenne).

Cette urbanisation et la disparition de surfaces non bâties est confirmée par l’analyse de photos aériennes et satellitaires (IGEAT-ULB, 2006), et a comme corollaire une imperméabilisation des sols. Ce phénomène, qui touche les communes de manière très inégale, a progressé d’environ 18% à l’échelle de la Région entre 1993 et 2006. 

De plus en plus d’immeubles à appartement… et de garages

Tandis que le nombre total de bâtiments est en légère mais constante augmentation depuis 2001 (+100 bâtiments par an environ en moyenne, pour un total de près de 194.600 en 2018), une évolution continue de la typologie des bâtiments est observée.  

Si les maisons deux façades représentent toujours plus de la moitié des bâtiments en Région de Bruxelles-Capitale, une redistribution s’opère en faveur des immeubles à appartements, dont le nombre augmente (+ 660 bâtiments par an en moyenne pour un total de plus de 35.600 en 2018, soit + 46% entre 2001 et 2018) au détriment des immeubles de commerce et des maisons deux façades (en moyenne -210 et -260 bâtiments par an, respectivement ; soit - 18% et - 4% entre 2001 et 2018 pour chaque catégorie  respectivement). 
En parallèle, les maisons trois et quatre façades progressent faiblement (en moyenne +40 unités par an). Enfin, le nombre de garages, de parkings et d’emplacements couverts au sein des maisons, des immeubles à appartements et de commerce est en forte croissance (de près de 3090 emplacements de parking par an en moyenne, sur un total de près de 274.000 unités en 2018 ; soit +24% entre 2001 et 2018).

Evolution du type de bâtiments (2001-2018) 

Sources : IBSA sur base de données du SPF Finances (AG Documentation Patrimoniale) & Statbel

Date de mise à jour: 30/10/2020