Vous êtes ici

Le climat en Région bruxelloise

Actualisation : février 2021

Un climat tempéré océanique en RBC

La Belgique est caractérisée par un climat tempéré océanique, qui s’explique par sa latitude moyenne (entre 49° et 51°N) et par la proximité du pays de l’océan Atlantique. 
En effet: 

  • La localisation géographique (latitudes moyennes) situe la Belgique au niveau de l’oscillation du front polaire (lieu de rencontre des masses d’air chaud venant du sud et des masses d’air froid venant du nord). C’est cette oscillation qui amène le « beau temps » en été (lorsque le front polaire passe au nord de nos latitudes) et du temps plus « froid » en hiver (lorsque le front polaire passe au sud de nos latitudes, amenant les masses froides du nord au niveau de notre pays). 
  • La proximité de l’océan confère à la Belgique un climat généralement humide, aussi bien en été qu’en hiver, notamment en raison de la présence du Gulf Stream, courant océanique chaud qui remonte les côtes européennes et favorise l’évaporation et donc la formation de nuages, et qui empêche les mers de geler ainsi que le développement d’hivers très froids (comme dans l’est canadien, par exemple). De plus, de par l’inertie thermique des océans (ils se refroidissent et se réchauffent plus lentement que la terre), la chaleur (ou la fraîcheur) qu’ils emmagasinent est lentement restituée à l’atmosphère. Ainsi, la chaleur que l’océan emmagasine durant l’été continue de se répandre dans l’atmosphère pendant l’hiver, et inversement durant l’été, où l’océan restitue la fraicheur emmagasiné pendant l’hiver à l’atmosphère estivale. 

En moyenne, le climat belge est donc caractérisé par des étés relativement frais et humides, et des hivers relativement doux et pluvieux. 
Ainsi, la température moyenne annuelle à Uccle (calculée sur une période de 30 ans, à savoir 1991 – 2020) est de 11°C, soit un réchauffement moyen de 1,2°C par rapport à la période 1961-1990 (9,8°C). Les quantités annuelles de précipitations, quant à elles, s'élèvent à 837 mm d'eau.

Normales climatologiques à la station d'Uccle (1991–2020) : variations mensuelles des quantités de précipitations et températures moyennes 

Source : IRM, site web : les normales mensuelles à Uccle

Normales climatologiques à la station d'Uccle (1991–2020) : variations mensuelles du nombre de jours de précipitation et du nombre d'heures d'ensoleillement 

Source : IRM, site web : les normales mensuelles à Uccle
 

Même en Belgique, il existe des variations de climat en fonction des régions. Ainsi, la température moyenne dans les Hautes Fagnes ne dépasse en réalité pas les 7.5°C, alors qu’elle est de 11°C en Campine. Ces différences de température sont principalement déterminées par deux facteurs : 

  • la distance de la mer (dont l’inertie thermique a également une influence plus locale),  
  • l’altitude (on enregistre une diminution de 0.6°C par gain de 100 m d’altitude). 

Les hauts plateaux de l’Ardenne sont donc en moyenne 3°C plus frais que les plaines. Il en va de même pour les précipitations, qui sont généralement plus importantes en altitude et sur les pentes orientées au vent amenant la majorité des pluies (sud-ouest). 

Un climat en évolution au cours des 20e et 21e siècles

Selon les données de l'IRM (Rapport Climatique 2020, IRM), le climat belge a évolué au cours des 20e et 21e siècles :  

  • Augmentation marquée et assez brutale des températures saisonnières et annuelles (de l’ordre de 1°C) à deux reprises, dans la première moitié du 20e siècle et dans les années 1980.
  • Augmentation significative de la température estivale la plus élevée (+0.85°C par décennie depuis 1981), ainsi qu’une augmentation  particulièrement significative du nombre de jours par an où la température minimale journalière (la température nocturne, donc) a atteint au moins 15°C (+3,9 jours par décennie depuis 1981). 
  • Augmentation significative du nombre, de la durée et de l’intensité des vagues de chaleur. 
  • Augmentation significative des cumuls annuels de précipitation (d’environ 9% entre 1833 et le début du 21e siècle), en particulier des cumuls hivernaux (d’environ 30%).
  • Tendance à l’augmentation de l’intensité et la fréquence des précipitations orageuses dans la Région bruxelloise observée, à plus court terme (+0.5 jour de précipitations abondantes par décennie depuis 1981).

 (Voir le focus "Evolution du climat en Région bruxelloise" dans le chapitre Climat, la fiche documentée climat n°2 et le rapport de l'IRM pour plus de détails)

2020, l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec de faibles précipitations

Le climat de l’année 2020 a vu plusieurs records battus, particulièrement en termes de températures. On enregistre effectivement un record de température moyenne à Uccle de 12,2°C (la normale est de 10,6°C) à savoir l’année la plus chaude depuis 1833, et une température la plus faible de seulement -2,4°C. A l’échelle planétaire, l’Organisation météorologique mondiale (WMO) déclare l’année 2020 dans le top 3 des années les plus chaudes. 
Il est également tombé moins de précipitations que d’habitude à Uccle (731,9 mm, pour une normale de 852,4mm), sur une période de 169 jours (normale : 198,7 jours). 

Date de mise à jour: 04/06/2021