Vous êtes ici

Emissions de particules fines (PM10 primaires)

Actualisation : février 2020
Les émissions primaires de PM10 en Région bruxelloise ont fortement diminué depuis 1990, en particulier entre 1990 et 2006 (réduction de 62%). Depuis, les émissions de PM10 ont diminué plus lentement jusqu’en 2017.

En 2017, le secteur du transport routier constitue la principale source d’émission locale de PM10 (dues à la combustion des carburants) : il est responsable de 36% des émissions directes. Le chauffage des bâtiments dans les secteurs résidentiel et tertiaire est responsable de 33% des émissions de PM10.  

C’est quoi, les particules fines?

Les particules fines, dites « PM10 » (PM pour « particulate matter ») correspondent aux particules ayant une taille inférieure à 10 µm. On distingue les particules fines primaires, émises directement par les sources naturelles (par exemple, l’érosion des sols) ou anthropiques (trafic, industrie, chauffage, …), des particules fines secondaires, formées suite à des réactions chimiques dans l’air à partir d’autres polluants.

Plusieurs directives européennes traitent des émissions de particules fines, en fonction de leur source. Celles-ci sont règlementées au vu de l'impact que ces particules ont sur la santé, qui dépend de leur taille (les particules plus fines pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires) et de leur nature chimique. Les PM ont également des effets sur l'environnement (le climat, la flore ou le patrimoine immobilier). 

Quantités de PM10 émises par source

Les quantités de PM10 émises sont estimées sur base des inventaires d’émissions de polluants réalisés chaque année par le département planification air, climat et énergie de Bruxelles Environnement. Les inventaires utilisés sont ceux qui ont été soumis aux Nations Unies en 2019 et qui se rapportent aux années 1990 à 2017. 

Selon les derniers inventaires disponibles, près de 435 tonnes de PM10 primaires auraient été émises en 2017 sur le territoire bruxellois. En 2017 le secteur du transport routier constitue la principale source d’émission locale de PM10 (dues à la combustion des carburants) : il émet quant à lui 36% des émissions directes. Le chauffage des bâtiments dans les secteurs résidentiel et tertiaire est responsable de 33% des émissions de PM10 (24% et 9% respectivement). 

Répartition sectorielle des émissions primaires de PM10 dans la Région de Bruxelles-Capitale, en 2017

Source : Bruxelles Environnement, Département  Planification air, énergie et climat (inventaires soumis en 2019)

 


Evolution des quantités émises

Les émissions primaires de PM10 ont fortement diminué depuis 1990, en particulier entre 1990 (1729 tonnes émises) et 2006 (662 tonnes émises, soit une réduction de 62 % par rapport à 1990). Depuis, les émissions de PM10 ont diminué plus lentement jusqu’en 2017.

Evolution des émissions primaires de PM10 en Région de Bruxelles-Capitale, entre 1990 et 2017

Source : Bruxelles Environnement, Département Planification air, énergie et climat (inventaires soumis en 2019)

 


Les facteurs explicatifs de cette diminution avant 2006 sont multiples :

  • La diminution s’est principalement produite dans le domaine du transport routier : dans ce domaine, les émissions passent de 721 tonnes en 1990 à 316 tonnes en 2005 et ce malgré l’augmentation du trafic (augmentation de 7% des distances routières parcourues en RBC sur la même période, d'après Statbel). L’amélioration technologique des moteurs des camions et dans une moindre mesure des voitures explique notamment cette amélioration (pots catalytiques, normes EURO, ...) ;
  • Les émissions liées à l'incinérateur ont d'autre part été fortement réduites entre 2005 et 2006, suite à la mise en place d'un filtre en 2006 ;
  • La diminution de la production puis la fermeture de la cokerie du Marly en 1993 explique la réduction importante de la catégorie  «Autres» entre 1990 et 1993. 
     
Date de mise à jour: 14/05/2020