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Focus : Le maillage vert

Depuis une vingtaine d’années, les actions développées au niveau de l’aménagement ou de la rénovation des espaces verts régionaux s’inscrivent dans le cadre général du programme de maillage vert, concept intégrateur combinant des objectifs socio-récréatifs, environnementaux et paysagers.  A l’occasion de l’élaboration du projet de plan régional de développement durable (PRDD), Bruxelles Environnement a réalisé une étude visant notamment à actualiser ce programme ainsi que la carte du maillage vert qui l’accompagne.  Le nouveau réseau prioritaire de maillage vert  totalise environ 161 km de continuités vertes reliant entre eux des espaces verts essentiellement publics mais également privés. Outre l’aménagement ou le réaménagement de nombreux espaces verts, le programme de maillage vert s’est également concrétisé par la réalisation de la promenade verte, parcours circulaire de 62 km en seconde couronne entièrement balisé depuis 2009.

Le maillage vert : un concept intégrateur

Les actions développées au niveau des espaces verts bruxellois s’inscrivent dans le cadre général des programmes de maillage vert et bleu. Ceux-ci visent à améliorer, via une stratégie intégrée, l’offre et la qualité des espaces verts et bleus ainsi que l’environnement et la qualité de vie en Région bruxelloise. La structure du maillage vert s’appuie sur un réseau de  « continuités vertes »  reliant les différents espaces verts entre eux.  Le maillage bleu, indissociable du maillage vert auquel il participe, vise quant à lui à rétablir autant que possible la continuité du réseau hydrographique de surface et à y faire écouler des eaux propres.  Développés au milieu des années ’90 par Bruxelles Environnement, ces programmes ont été ensuite intégrés dans la planification régionale.

Au fur et à mesure de sa mise en pratique, le concept de maillage vert s’est progressivement affiné et enrichi, notamment du fait que sa portée, initialement focalisée sur l’espace public (rues, parcs), s’est étendue au patrimoine bâti (toitures et façades vertes) et privé (jardins et domaines privés) et que sa fonction écologique a vu son importance de plus en plus reconnue.  Le projet de plan régional de développement durable (PRDD), adopté par le Gouvernement bruxellois fin 2013, met aussi en avant la participation du maillage vert « à la préservation de la capacité du système urbain à répondre aux phénomènes de réchauffement climatique ».

Les multiples fonctions du maillage vert y sont énumérées, à savoir  :

  • socio-récréative (détente, promenade et mobilité active, pratique du sport de plein air, liens sociaux, contact avec la nature, etc.);
  • écologique et environnementale (support à la biodiversité, établissement de liens entre espaces verts et bleus permettant une meilleure circulation de la faune et de la flore et des échanges génétiques entre populations, fourniture de services écosystémiques tels que la réduction des effets d’îlots de chaleur, la régulation du cycle de l’eau, etc.);
  • paysagère, culturelle et patrimoniale (valeur paysagère, patrimoniale ou historique des espaces verts, mise en valeur du patrimoine bâti, embellissement de la ville, etc.).

La multiplicité de ces objectifs implique une déclinaison du maillage vert au travers de différents « maillages stratégiques » décrits dans le PRDD:

  • Le maillage socio-récréatif et le maillage jeux

Ce maillage vise en particulier à satisfaire une large gamme de fonctions socio-récréatives dans un environnement agréable et sain (promenade calme ou sportive, rencontre sociale, détente, quiétude, ressourcement...). Il s’agit d’élargir l’offre en espaces verts et d’améliorer la qualité des espaces verts existants afin que chaque habitant dispose d’un espace vert de qualité près de son lieu de vie. Le concept de maillage implique aussi qu’un maximum d’espaces verts soient reliés entre eux par des chemins, voiries, places (…) verdurisés.  La préservation et le développement de sites potagers et d’autres formes d’agriculture urbaine font également partie de la stratégie de maillage vert.

La fonction ludique fait l’objet, vu son importance et ses spécificités, d’une stratégie particulière élaborée par Bruxelles Environnement. Dans un contexte général de croissance démographique et de rajeunissement de la population, le maillage jeux vise à accroître et améliorer l’offre en espaces ludiques et sportifs, particulièrement en milieu dense, en vue de répondre plus adéquatement à la demande.

Pour plus d’informations, le lecteur intéressé peut se reporter au focus du rapport sur l’état de l’environnement 2011-2014 consacré spécifiquement au maillage jeux ainsi qu’au focus et à la fiche documentée consacrés aux potagers urbains qui présentent notamment le maillage potagers.

  • Le maillage écologique

Ce maillage, constitué d’éléments naturels et semi-naturels, vise à préserver le milieu naturel et à renforcer la diversité et le fonctionnement dynamique des écosystèmes existants.  De nombreuses études ont en effet montré que le potentiel d’accueil de la biodiversité offert par les habitats naturels est, à superficies égales, beaucoup plus grand quand ces derniers sont reliés entre eux par des corridors écologiques que lorsqu’ils sont isolés les uns des autres. Les écosystèmes présents sont ainsi plus équilibrés, plus stables et résilients, c'est-à-dire capables de surmonter d’éventuelles perturbations telles que, par exemple, celles liées au changement climatique ou à des invasions biologiques (projet de plan nature, 2014). Le maillage écologique vise également à assurer le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, d’espèces et d’habitats protégés par la législation européenne (Natura 2000) ou régionale (ordonnance nature) (voir focus et fiche documentée consacrés aux sites semi-naturels et espaces verts protégés). La mise en place d'un réseau écologique constitue l’un des principaux objectifs de l’ordonnance nature.

  • Le maillage bleu

Le maillage bleu vise à rétablir autant que possible la continuité du réseau hydrographique de surface, largement morcelé par l’urbanisation, et à y faire écouler des eaux propres avec comme objectifs :

- d’assurer la qualité de l’eau et mettre en valeur les rivières, les étangs et les zones humides sur le plan paysager et récréatif tout en développant la richesse écologique de ces milieux;

- de remettre les eaux propres (eaux de surface, eaux de drainage, eaux pluviales) dans les cours d’eau et les zones humides afin de les revitaliser, de réduire les problèmes d’inondations et de détourner ces eaux propres des stations d’épuration.

Ce maillage poursuit donc à la fois des objectifs hydrologiques, écologiques, paysagers, patrimoniaux  (l’histoire de Bruxelles étant fortement liée à la présence d’eau) et récréatifs. Pour le lecteur intéressé, une fiche documentaire spécifique est consacrée au programme de maillage bleu.

Ces différents maillages stratégiques peuvent coexister au niveau d’un même espace en développant des synergies. Des situations de concurrence peuvent cependant aussi apparaître et exiger la recherche d’équilibres adéquats.

Enjeux associés aux espaces verts et bleus constitutifs du maillage vert

Le maillage vert repose avant tout sur les espaces verts, tant les petits parcs de quartiers que les grands parcs et bois ainsi que les liaisons vertes bordant les voiries, voies ferroviaires, canaux et cours d’eau.  Il inclut également les espaces privés autour des bâtiments et logements ainsi que les intérieurs d’îlots, façades et toitures verdurisés. 

En résumé, les principaux enjeux associés aux différents éléments constitutifs du maillage sont  :

  • la création de nouveaux espaces verts et récréatifs dans les quartiers déficitaires - le plus souvent centraux -  ainsi que la verdurisation des voiries et places publiques;
  • le maintien, la rénovation et la gestion durable des espaces verts publics existants en y intégrant de manière optimale leurs différentes fonctions (cf. ci-dessus) compte tenu du contexte local;
  • la préservation maximale - malgré la pression démographique - et la gestion écologique des espaces verts semi-naturels subsistants;
  • l’intégration de la politique de maillage vert dans les projets urbanistiques régionaux (zones d’intérêt régional, plan canal, etc.);
  • la verdurisation des espaces verts interstitiels attenants par exemple aux écoles, entreprises ou bureaux, immeubles à appartements ainsi que des jardins, cours, façades, toitures…;
  • l’intégration de la problématique de l’eau dans les projets urbanistiques publics ou privés (remise à ciel ouvert de cours d’eau, réseaux séparatifs pour les égouts et eaux pluviales, zones d’infiltration, toitures vertes, plans d’eau, limitation de l’emprise du bâti, etc.);
  • la poursuite et le renforcement de la gestion écologique des talus de chemins de fer  (corridors écologiques performants);
  • le maintien et l’exploitation durable des terres agricoles encore présentes (objectif s’inscrivant également dans la stratégie « Vers un système alimentaire durable en Région de Bruxelles-Capitale » ou stratégie « Good food » adoptée fin 2015);
  • le maintien des potagers existants et la promotion de leur accessibilité au public;
  • l’aménagement de cheminements verdurisés séparés de la circulation automobile (y compris le long du canal et des voies ferrées) afin d’encourager les modes de transport actifs (piétons, cyclistes, etc.).

Réalisations du programme de maillage vert

Dans le cadre de l’élaboration du projet de PRDD, une étude, commanditée par Bruxelles Environnement, a été effectuée entre 2011 et 2013 afin d’actualiser le programme de maillage vert. Elle portait, d’une part, sur l’analyse de la situation existante et, d’autre part, sur l’adaptation de la carte du maillage vert. Pour certains sites prioritaires, des projets visant à concrétiser sur le terrain les principes du maillage vert ont été élaborés.

La carte ci-dessous illustre schématiquement le degré de réalisation des différents tronçons (ou « continuités vertes ») du programme de maillage vert tel que défini en 1998 (Annexe à l’AGRBC du 9 juillet 1998 arrêtant le projet de PRD modifiant les dispositions indicatives du PRD de 1995).

Aménagements réalisés sur les tronçons du réseau prioritaire du maillage vert (1998-2011)

Source : Bruxelles Environnement & Agora 2014 

Aménagements réalisés sur les tronçons du réseau prioritaire du maillage vert (1998-2011)

Il en ressort qu’approximativement, sans tenir compte de la promenade verte :

  • en 1998, des propositions de travaux d’aménagements visant à l’amélioration de la situation existante ont été formulées pour 70% des fiches techniques relatives aux divers tronçons du réseau prioritaire du maillage vert (« colonne vertébrale » du maillage vert) ;
  • ces propositions ont été mises en œuvre en tout ou en partie dans respectivement 23% et 35% des cas.

L’étude a également montré que, globalement, le potentiel d’amélioration des qualités paysagères, récréatives et écologiques du réseau prioritaire de maillage vert s’avère plus important à l’ouest de la Région.

Depuis son lancement en 1999, la promenade verte régionale - itinéraire circulaire localisé en seconde couronne et destiné aux modes de mobilité active - s’est développée via différents aménagements visant à créer de nouveaux passages (passerelles, nouveaux tronçons…) ou à améliorer des sections existantes en ce qui concerne leur praticabilité pour les usagers ou leurs qualités paysagères et écologiques. A ce jour, 55 projets - d’ampleur très variable - ont été concrétisés sur le parcours de la promenade verte dont 17 pour améliorer l’accessibilité du tronçon correspondant à la « promenade de l’ancien chemin de fer Bruxelles - Tervueren » (entre Auderghem et Woluwé Saint-Lambert). Certaines connections ont été créées avec des promenades communales ainsi qu’avec le réseau cyclable récréatif du Brabant flamand. L’intégralité du parcours de la promenade verte est balisé depuis 2009 et des antennes ont été aménagées à plusieurs endroits. D’autres projets sont en cours de réalisation ou planifiés. La promenade verte correspond actuellement à un parcours de 62 km dont 41% localisés dans des espaces verts, 47% en voiries et 12% dans des voiries à circulation limitée ou interdite (hors espaces verts) ou le long de chemins de halage. Les aménagements spécifiques conçus pour accueillir la promenade verte représentent 26% de la totalité du parcours. Le reste correspond à des infrastructures existantes dépendant d’autres acteurs régionaux (communes et Bruxelles-Mobilité essentiellement).

De très nombreux parcs ont par ailleurs été aménagés ou rénovés. A cet égard, on peut citer en particulier 2 nouveaux parcs multifonctionnels créés sur des friches industrielles dans des quartiers centraux et ouverts au public en 2014, à savoir le parc de la ligne 28, localisé à la frontière de Molenbeek, Jette et Bruxelles (maître d’ouvrage : Beliris, gestionnaire : Bruxelles Environnement) et Parckfarm, localisé sur l’ancienne ligne ferroviaire de Tour & Taxis (maître d’ouvrage et gestionnaire: Bruxelles environnement avec l’appui des habitants). La réalisation de ce parc s’est inscrite dans le cadre d’un projet expérimental visant à inventer de nouveaux usages aux espaces publics, en s’appuyant notamment sur une implication très importante des habitants. Ces parcs sont reliés avec un petit parc communal réalisé dans le cadre d’un contrat de quartier et avec le nouveau parc privé de Tour & Taxis. Dans les années à venir cette suite de parcs sera encore complétée par une connexion verte vers la Place Bockstael (Laeken) ainsi que vers le canal et le projet du pôle régional récréatif « Allée du Kaai ».  

La nouvelle carte du maillage vert

Sur base de l’étude précitée, la carte reprenant les continuités vertes à développer prioritairement a été adaptée et a servi de base à la réalisation de la carte « Cadre de vie » du projet de PRDD incluant notamment le maillage vert (voir ci-dessous).

Ces adaptations visaient prioritairement à :

  • adapter le tracé aux évolutions de la situation sur le terrain (par ex. nouvelles constructions, changements de propriétaires, etc.);
  • améliorer l’efficience et la connectivité du réseau;
  • intégrer certaines voies ferroviaires comme axes forts du maillage vert;
  • créer davantage de continuités vertes au sein du pentagone;
  • créer ou renforcer des liaisons avec les espaces et continuités verts de la périphérie flamande.

Il ressort de ce travail que, si une part importante des tronçons du maillage vert planifié en 1998 a été conservée, la nouvelle carte du maillage vert intègre aussi de nombreux changements (intégration de nouveaux tronçons, abandon ou adaptation d’anciens tronçons).

Le nouveau réseau prioritaire de maillage proposé dans l’étude totalise environ 161 km de continuités vertes, hors promenade verte. Ce nouveau projet présente une connectivité entre espaces verts légèrement supérieure à sa version précédente c’est-à-dire que, globalement, plus d’espaces verts du réseau se trouvent à moins de 200 mètres d’un autre espace vert ou élément linéaire du réseau.

Leviers de mise en œuvre du maillage vert

Le plan régional de développement constitue un plan d’orientation qui traduit la vision politique du développement de la ville. Il n’a cependant qu’une valeur indicative contrairement au plan régional d’affectation du sol (PRAS), à valeur règlementaire, qui fixe les affectations possibles sur le territoire et les prescriptions s’appliquant à chaque zone.

Au niveau du PRAS, le maillage vert se traduit uniquement par l’affectation de certaines parties du territoire en zones vertes de différents types (voir focus et fiche documentée « Sites semi-naturels et espaces verts protégés ») et, pour les autres affectations, par des prescriptions relatives à la verdurisation.  La réalisation d’espaces verts est ainsi autorisée sans restriction dans toutes les zones même si, en pratique, cela s’observe rarement. Par ailleurs, les projets de construction portant sur une superficie au sol de plus de 5.000 m² doivent inclure au moins 10% d’espaces verts (…). Dans certaines zones stratégiques (zones d’intérêt régional), le PRAS impose également la réalisation d’une superficie donnée d’espaces verts.  Si, de manière générale, les zones vertes du PRAS sont relativement bien protégées, des exceptions sont néanmoins possibles dans le cas de projets d’utilité publique. Par ailleurs, certaines zones affectées en zone verte sont, dans les faits, parfois peu verdurisées (cf. certains cimetières et zones de sport).

Des cartes relatives à la réalisation du maillage vert ou du maillage écologique figurent dans les plans régionaux de développement (cartes  « cadre de vie ») ainsi que dans le projet de plan nature.

Cartes  « Cadre de vie » du projet de PRDD : priorités du maillage vert

Source : Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, 2013 (voir http://www.prdd.be/les-cartes-du-prdd)

Cartes  « Cadre de vie » du projet de PRDD : priorités du maillage vert

La carte des “zones de verdoiement” découpe le territoire bruxellois en 3 zones concentriques, à savoir, en partant du centre :

  • A : Zone de verdoiement prioritaire
  • B : Renforcement du caractère vert des intérieurs d’îlots
  • C : Protection de la ville verte de seconde couronne

En fonction de la zone dans laquelle ils s’implantent, les projets urbanistiques doivent donner la priorité à l’une ou l’autre fonction du maillage vert. En zone A, dans la partie centrale et dense de Bruxelles, il existe un déficit important d’espaces verts publics et privés alors que la densité d’habitants est forte. L’objectif est d’y créer, autant que possible, de nouveaux espaces verts mais également, plus généralement, d’améliorer la qualité de l’espace urbain par la plantation d’arbres en voiries ou la mise en valeur des espaces résidentiels, des intérieurs d’îlots, des toitures plates ou des façades.  Au niveau de la seconde couronne, en zone C, la volonté est de maintenir le caractère vert et la qualité de l’environnement du tissu bâti et ce, malgré les processus de densification. Pour la zone B, en première couronne, l’objectif est de préserver et renforcer le caractère vert des intérieurs d’îlots.

La carte « Cadre de vie » propose une planification du maillage vert et localise les différents éléments constitutifs du maillage vert, à savoir :

  • espaces structurants ouverts à renforcer (ces milieux ouverts, concentrés dans les zones rurales relictuelles de la périphérie ont un intérêt biologique, patrimonial, paysager et récréatif élevé);
  • continuités vertes, promenade verte et espaces verts du PRAS existants, à préserver;
  • nouveaux espaces verts, connexions piétonnes et cyclables, à créer ou à étudier;
  • voiries régionales dont le caractère vert doit être renforcé;
  • parcs à rénover;
  • pôles récréatifs régionaux, existants ou à créer;
  • zones de protection et de revalorisation des sites semi-naturels (sites présentant une grande valeur patrimoniale, sociale et écologique qu’il convient de protéger et revaloriser dans un contexte de densification du logement);
  • zones de renforcement de la connectivité du réseau écologique (essentiellement localisées entre les zones Natura 2000);
  • axes transrégionaux de coopération paysagère.

Notons également qu’une carte relative au réseau écologique bruxellois est incluse dans le projet de plan nature.

En pratique, la mise en œuvre du maillage vert s’appuie sur différents leviers, en particulier:

  • planification, aménagement, rénovation et gestion d’espaces verts (parcs mais aussi places et voiries verdurisées) et bleus par les instances publiques suivant les orientations du PRD et du projet de PRDD (notamment dans le cadre des « contrats de quartiers durables », de l’élaboration de schémas directeurs, de permis de lotir, etc. ) ;
  • procédure de délivrance de permis d’urbanisme (pour la construction d’un nouveau quartier, le réaménagement de voiries ou de places, la construction ou l’extension d’un bâtiment, etc.) :
    • obligation des maîtres d’ouvrage de respecter le cadre règlementaire imposé par le PRAS (ou, le cas échéant, le plan particulier d’affectation du sol) et le règlement régional d’urbanisme (règles en matière de toitures vertes et d’imperméabilisation des sols) ;
    • intervention de Bruxelles environnement comme instance d’avis (sur base des orientations du PRD et du projet de PRDD)
    • possibilité (prévue par le Code bruxellois d’aménagement du territoire ou COBAT) d’imposer des charges d’urbanisme qui peuvent notamment porter sur la réalisation, la transformation ou la rénovation d'espaces verts.
  • apport d’expertise de Bruxelles Environnement sur les aspects liés par ex. à l’aménagement d’espaces verts ou à la gestion de l’eau dans le cadre de projets urbanistiques ou immobiliers développés par des pouvoirs publics ou des promoteurs (sur base d’une sollicitation comme instance d’avis ou de manière proactive par prise de contact) ;
  • acquisitions foncières de nouveaux terrains par la Région ou conclusion de baux emphytéotiques pour la création de nouveaux espaces verts concourant à la réalisation du maillage vert ;
  • possibilité de recourir à l’article 66 de l’ordonnance nature qui permet au Gouvernement d’adopter des arrêtés particuliers de protection et des mesures d'encouragement pour le maintien, la gestion et le développement de biotopes urbains ainsi que des éléments du paysage qui (…) sont essentiels à la migration d'espèces sauvages et améliorent la cohérence écologique du réseau Natura 2000 et du réseau écologique bruxellois ;
  • apport d’expertise ou établissement de contrats et conventions pour la reprise en gestion d’espaces verts par Bruxelles Environnement visant à assurer une gestion plus écologique de certains espaces verts gérés par ex. par des communes, sociétés de logement (stations Natura 2000), Infrabel (e.a. talus de chemins de fer), Bruxelles mobilité (bermes centrales et bordures de voiries), propriétaires privés (terrains localisés en zones Natura 2000), Ministère de la défense (terrains militaires), etc. ;
  • octroi de primes communales ou régionales (par ex. pour la réalisation de toitures vertes, la verdurisation de façades ou l’amélioration des intérieurs d’îlots par démolition d’annexes ou perméabilisation du sol) ;
  • appels à projets encourageant des initiatives citoyennes en lien avec la verdurisation des quartiers ou le développement de potagers collectifs (soutien financier et technique) ;
  • sensibilisation et communication (publication d’un « vade mecum » sur le maillage jeux par ex.) ;
  • mise en place de processus participatifs lors de la conception ou de la rénovation de certains espaces verts.
Date de mise à jour: 14/12/2017
Documents: 

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