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Focus: Evolution du climat en Région Bruxelles-Capitale

Contexte

En Belgique, les plus longues séries de relevés climatologiques correspondent aux séries d’observations effectuées de manière régulière dans la Région bruxelloise : à Saint-Josse-ten-Noode (à l’ancien emplacement de l’Observatoire de Belgique) depuis 1833, puis ensuite à Uccle à partir de 1886. C’est en effet à cette époque que l’Observatoire a été déplacé en périphérie sud de la ville afin de garantir un meilleur environnement pour les observations astronomiques.

Ainsi, l'Institut Royal Météorologique belge (ou IRM) dispose de séries de mesures de plus de cent ans pour la température et l’humidité de l’air, la quantité et le nombre de jours de précipitations, la pression, la vitesse du vent, la durée d’ensoleillement, le nombre de jours de neige et l’enneigement du sol.

L’analyse statistique de ces séries climatologiques relevées à Bruxelles-Uccle permet, après homogénéisation, d'apporter des réponses à une question que l’on se pose couramment : observe-t-on un changement du climat en Belgique ?

Évolution de la température

La figure ci-dessous reprend l'évolution de la température moyenne annuelle à Bruxelles depuis 1833.

Evolution de la température moyenne annuelle (en °C) à Saint-Josse-ten-Noode/Uccle entre 1833 et 2007
Source : IRM, 2008, "Vigilance climatique", p. 7
La courbe en violet donne les valeurs annuelles du paramètre et les lignes horizontales en gris donnent les valeurs moyennes du paramètre sur les différentes périodes au cours desquelles ses valeurs annuelles furent relativement stables autour de ces moyennes.
Evolution de la température moyenne annuelle (en °C) à Saint-Josse-ten-Noode/Uccle entre 1833 et 2007

L'examen de l'évolution de la température moyenne annuelle montre qu'un réchauffement d’environ 2°C est observé sur l’ensemble de la période considérée. Cette élévation de la température n'a pas été régulière, mais s'est produite en deux étapes relativement abruptes : une première augmentation vers 1910 et une seconde à la fin des années 1980. Dans les deux cas, l'augmentation de température annuelle fut d'amplitude assez similaire : de l'ordre de 1°C. Le premier réchauffement est principalement lié à une élévation des températures maximales, alors que le second est lié surtout à une élévation des températures minimales.

L’examen des séries de températures saisonnières indique que les températures moyennes hivernale et printanière ont également connu, comme la température annuelle, un premier réchauffement relativement abrupt et très marqué vers 1910 et un second vers la fin des années 1980. L’été et l’automne ont aussi connu deux réchauffements très marqués, mais le premier se produisit vers 1925-1930 et le second vers le début des années 1980.

Évolution des précipitations

Evolution des quantités annuelles de précipitations (en mm) à Saint-Josse-ten-Noode/Uccle entre 1833 et 2007
Source : IRM, 2008, "Vigilance climatique", p. 13
La courbe en violet donne les valeurs annuelles du paramètre et les lignes horizontales en gris donnent les valeurs moyennes du paramètre sur les différentes périodes au cours desquelles ses valeurs annuelles furent relativement stables autour de ces moyennes.
Evolution des quantités annuelles de précipitations (en mm) à Saint-Josse-ten-Noode/Uccle entre 1833 et 2007

Pour les quantités de précipitations, l’examen des données conduit à des résultats moins significatifs (ce qui s’explique en partie par la grande variabilité des précipitations dans nos régions). L’analyse de la série détecte cependant un saut à la hausse vers 1910, caractérisé par une augmentation d’environ 7 % des précipitations annuelles. À l’échelle saisonnière, les précipitations hivernales et printanières montrent également une augmentation, d’environ 15%, respectivement très marquée vers 1910 et marquée vers 1965. Par contre, on n’observe pas d’évolution significative pour les quantités de précipitations estivales et automnales.

En termes de fréquence des jours avec précipitations, aucune tendance marquée n'est observée sur l’ensemble du 20e siècle. De même, l'analyse de la fréquence des précipitations orageuses abondantes ne permet pas d'affirmer de manière indiscutable que celles-ci soient plus fréquentes aujourd’hui que par le passé.

Sources

  • Institut Royal Météorologique, 2008, "Vigilance climatique", 58 pages
  • Bruxelles Environnement, 2008, "Rapport sur les incidences environnementales du projet de plan régional de lutte contre les inondations – Plan Pluie 2008–2011", 82 pages
Date de mise à jour: 06/10/2016
Documents: 

Rapport(s) de Bruxelles Environnement