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Emission de gaz à effet de serre

Contexte

Les six gaz à effet de serre (GES) visés par le Protocole de Kyoto sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6). D’autres gaz participent à l’effet de serre, mais ne sont pas pris en compte dans le calcul des objectifs de réduction. Concrètement, pour les calculs, ces six gaz sont combinés en un "pot commun" exprimé en "équivalent CO2", en pondérant chaque gaz par son potentiel de réchauffement global.

Seuls les GES émis directement sur le territoire sont visés (émissions directes) dans le cadre du Protocole de Kyoto. En Région bruxelloise, ces émissions directes sont essentiellement le fait de processus de combustion utilisant des combustibles fossiles (charbon, gaz, pétrole). Le CO2 est de loin le principal GES émis sur le territoire régional (près de 93% en 2008).

Emissions de gaz à effet de serre en Région bruxelloise

En 2008, le chauffage des bâtiments (résidentiel et tertiaire) totalise à lui seul 69% des émissions directes de GES. Ensemble, les bâtiments et le transport représentent pour cette même année 88% des émissions directes.

Emissions directes de GES (hors gaz fluorés) en Région de Bruxelles-Capitale de 1990 à 2008
Source : Bruxelles Environnement, Dpt planification air, climat et énergie
Emissions directes de GES (hors gaz fluorés) en Région de Bruxelles-Capitale de 1990 à 2008

Entre 2004 et 2007, les émissions liées aux bâtiments ont diminué, alors que le parc de bâtiments résidentiels a progressé (+ 1%, d'après la DGSIE) et que le stock de bureaux a augmenté (selon les données de l'Observatoire des bureaux). Un découplage entre les émissions régionales de GES et la population semble avoir ainsi été amorcé. Cependant, comme le montre la ré-augmentation des émissions totales de GES en 2008, cette évolution est également liée à celle des conditions climatiques (plus douces en 2007, plus rudes en 2008).

Notons toutefois que ces estimations des émissions de GES, réalisées à partir du bilan énergétique régional, ne permettent pas d’identifier clairement les facteurs déterminants de cette évolution.

Objectifs internationaux

En tant que partie au protocole de Kyoto, la Belgique est soumise à une obligation de diminution de ses émissions de GES de 7,5% sur la période 2008-2012 par rapport à 1990. Suite à la répartition de l’effort entre les 3 Régions et l’état fédéral (2004), la Région de Bruxelles-Capitale, qui a une activité agricole et industrielle limitée, ne peut augmenter les GES émis sur son territoire de plus de 3,475% durant le même laps de temps. Des spécificités telles que des problèmes de mobilité et d’utilisation d’énergie pour le chauffage des bâtiments, auxquelles il ne peut être remédié à court terme, ont en effet été reconnues pour la Région.

Depuis 2006, les émissions régionales de GES sont inférieures à ce plafond. Cependant, vu l'impact des températures sur les émissions, le respect des obligations régionales relatives au Protocole de Kyoto pourrait être affecté par l'occurence de températures particulièrement basses.

Par ailleurs, notons que la Région s’est engagée à réduire ses émissions de GES de 30% en 2025 par rapport à 1990 (Pacte des Maires).

Emissions indirectes

Outre les GES émis sur le territoire bruxellois ("émissions directes"), la Région est également à l’origine d’émissions "indirectes", liées à la production hors Région de l’électricité consommée en RBC (près de 95% de l’électricité consommée, voir fiche Bilan énergétique), et au-delà, à la production des biens de consommation importés en RBC (alimentation, électroménagers, matériaux de construction, textiles, ...).

En 2008, parmi les émissions indirectes, celles liées à la production de l’électricité importée représentaient quelques 36% du total des émissions directes.

Date de mise à jour: 06/10/2016