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Consommation énergétique totale et par secteur

Contexte

Un "bilan énergétique" décrit les quantités d’énergie importées, produites, transformées et consommées dans un pays ou une région au cours d'une année donnée. La Région de Bruxelles-Capitale dispose de tels bilans depuis l’année 1990.

Bilan énergétique bruxellois

Le dernier bilan disponible sous sa forme définitive concerne l'année 2009. Il en ressort différentes caractéristiques pour la Région Bruxelloise :

  • La production locale d'énergie est tout à fait marginale en Région de Bruxelles-Capitale. Quelques unités de production d’énergie sont néanmoins situées sur son territoire (5% de l'approvisionnement en 2009). La principale unité correspond à la centrale électrique Electrabel de Schaerbeek, qui utilise de la vapeur produite par l’incinérateur de déchets ménagers et assimilés de Neder-over-Hembeek. Le reste correspond à la production d’énergie par le bois de chauffage, les pompes à chaleur (PAC) et les installations solaires thermiques et photovoltaïques.
  • Les approvisionnements énergétiques de la Région se composent essentiellement de gaz naturel (près de 39%), de carburants et autres produits pétroliers (32%) et d'électricité (23%).

Répartition de la consommation totale d’énergie en Région bruxelloise par secteur et type d’usage (2009)
Source : Bilans énergétiques de la RBC 2009

Les surfaces attribuées à chaque secteur / usage sont proportionnelles à leur part dans la consommation totale d'énergie. Les valeurs chiffrées sont exprimées en milliers de GWh.

Répartition de la consommation totale d’énergie en Région bruxelloise par secteur et type d’usage (2009)

En 2009, la Région de Bruxelles-Capitale a consommé 1961 ktep (soit 22.802 GWh). Le principal consommateur d'énergie correspond au secteur résidentiel (les logements, 40 % en 2009). Suivent ensuite le secteur tertiaire (33%) et les transports (23%, cette part étant estimée sur base d'une régionalisation des ventes belges de carburant).

Evolution du bilan énergétique bruxellois

Evolution de la consommation énergétique annuelle finale entre 1990 et 2009, pour la Région de Bruxelles-Capitale, avec et sans correction climatique.
Source : Bilans énergétiques de la RBC 1990 à 2009

Evolution de la consommation énergétique annuelle finale entre 1990 et 2009, pour la Région de Bruxelles-Capitale, avec et sans correction climatique.

En termes d'évolution, la consommation finale totale, tous secteurs confondus, a diminué entre 2004 et 2009 (-10%). L'année 2008, caractérisée par une consommation supérieure à 2007 et 2009, était particulière car plus froide que 2007 et probablement marquée par un report de l'achat des produits pétroliers suite à l'augmentation importante des prix à partir de l'automne 2007.

Par rapport à 1990, la consommation énergétique bruxelloise en 2009 a progressé de 7%, hausse essentiellement due au tertiaire (+17%) et aux logements (+7%) et dans une moindre mesure aux transports (+2%), alors que la consommation énergétique de l'industrie a diminué de 35%.

Facteurs explicatifs

L'évolution des consommations est le résultat de tendances de fond, telles que :

  • l'évolution de la population, de son niveau de vie et ses habitudes de consommation, et l'évolution du parc de logement ;
  • l'évolution de l'activité économique (production, parc, ...), et de l'emploi lié ;
  • l'évolution de l'importance et de la qualité de l'équipement des ménages et des entreprises (parc de véhicules, équipements électriques et électroniques, …)

Elle est également le résultat d'évolutions conjoncturelles, notamment celles liées aux prix sur les marchés énergétiques. Et puis, il y a le climat.

Les consommations du secteur résidentiel principalement, et dans une moindre mesure du secteur tertiaire (et même industriel dans le cas de la Région de Bruxelles-Capitale) sont en effet intimement liées aux variations climatiques, car dépendants des besoins de chauffage. La "correction climatique" de la consommation énergétique permet d’estimer les consommations à climat constant (par rapport au climat de 1990 dans ce cas-ci). Il ressort de cette estimation, destinée à extraire l'influence des caractéristiques météorologiques de l'année concernée, qu'une tendance à la baisse des consommations énergétiques est observée depuis 2004 en Région bruxelloise.

Date de mise à jour: 06/10/2016